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Focus sur le concept de convergence

Vivendi : de la convergence ruineuse à la convergence tranquille

Un article très intéressant rédigé par l’économiste de la culture Françoise Benhamou en 2010. L’auteur revient sur le concept de convergence, sur la genèse de ce concept et sur le développement des industries de contenus. Bonne lecture.

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Les soirées Boiler Room ou comment mêler live et interactivité

Les soirées Boiler Room, quésaco? Nées en 2010 à Londres, les soirées Boiler Room convient des DJs renommés à livrer des sets courts et intenses dans des lieux insolites et classieux . Ces performaces font l’objet d’une captation. Les DJs et leur audience interagissent directement avec les internautes via un dispositif technique.

Ce procédé est novateur dans la mesure où il crée une réelle interactivité entre l’artiste et les curieux qui souhaitent assister à une performance live de chez eux. Le numérique, rapproche. En effet, les performances sont à vivre en direct sur le site Boiler Room. Filmées, les perfomances sont diffusées en intégralité sur la Web TV du site.  La configuration des soirées Boiler Room est toujours la même. L’artiste exécute son « set » face caméra, dos au public. L’Internaute a ainsi l’impression de prendre part à la fête et d’être happé d’une certaine manière par la foule.

Le phénomène s’est répandu à l’ensemble de la planète. Londres, Berlin, Los Angeles, New-York et Paris depuis novembre 2012. Alors qu’en pensez-vous? Imaginez-vous suivre un live chez vous, relier votre ordinateur  à vos enceintes, convier quelques amis et danser frénétiquement sur les rythmes d’un DJ exécutant un live à l’autre bout de la planète? Ce type de pratiques a-t-il un avenir ? L’avenir du live passe t-il par davantage d’interactivité et par l’utilisation systématique de la captation ? Le numérique rapproche t-il? Idée géniale ou concept fumeux ? Ces questions restent ouvertes.

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La limitation de Deezer à cinq heures d’écoute gratuite par mois et ses conséquences sur les ventes de musique enregistrée

Depuis juin 2011, l’écoute gratuite sur Deezer est limitée à cinq heures par mois. Une fois ce délai dépassé, l’utilisateur est obligé de s’abonner pour continuer à écouter de la musique sur le site. Deezer cherche ainsi à accélérer la conversion des utilisateurs gratuits les plus actifs vers les offres payantes afin d’améliorer son chiffe d’affaires et la rémunération des maisons de disques. Nous pouvons donc nous demander quelle est la conséquence de cette limitation sur les utilisateurs gratuits potentiellement acheteurs de musique enregistrée (voir post précédent) ?

D’après Axel Dauchez, président de Deezer, quatre mois après l’application de cette contrainte, le site a gagné plus de 100 000 nouveaux abonnés supplémentaires. Néanmoins, le nombre d’utilisateurs gratuits a diminué et une partie d’entre eux a donc quitté le site. Mais selon le Président de Deezer, cette perte est en train d’être compensée par le partenariat avec Facebook qui fait découvrir le site à de nouveaux utilisateurs. En effet, le site déclare recruter 10 000 nouveaux utilisateurs par semaine grâce à ce réseau social (« Musique et piratage une longue histoire », Le Monde, page 2, 27 janvier 2012).

De plus, Deezer estime que l’impact promotionnel sera conservé car les utilisateurs occasionnels continueront à écouter leur musique gratuitement. Le fondateur du site, Daniel Marthely, a déclaré à ce sujet que « la nouvelle version du site offrira la meilleure expérience musicale possible. Cette évolution allie performance, découvertes tout en mettant l’accent sur l’aspect communautaire. »

La faible rémunération générée par le modèle gratuit incite Deezer à amener ses utilisateurs vers l’abonnement afin d’améliorer son propre chiffre d’affaires, mais aussi de répondre à la demande de ses partenaires et principalement des maisons de disques.
« Le succès des offres d’abonnement Deezer Premium permet maintenant de construire sereinement une revalorisation progressive de la valeur de la musique. Nous sommes heureux d’avoir trouvé une solution équilibrée qui préserve l’accès libre à la musique et assure une meilleure rémunération des artistes. », Axel Dauchez.

Le succès des abonnements de Deezer est tel que, selon Axel Dauchez, « la croissance du digital a compensé les baisses de ventes physiques en France » et « le mois d’août (2011) est le premier mois à avoir compensé la baisse du physique. »

D’après Pascal Nègre, Président d’Universal France, le marché de la musique a réalisé entre -3 et -3,5% de ventes en France en 2011 contre -15 à -20% dans les années précédentes. Il existe donc bien un ralentissement de la baisse des ventes de musique enregistrée (« Musique – Nègre (Universal) voit une inflexion en 2013 », Reuters France, fichier pdf, 16 janvier 2012).
« Au total, les ventes numériques devraient représenter 25% de l’ensemble du marché, ce qui est toutefois insuffisant pour compenser le recul des ventes de CD qui devrait atteindre environ 8% pour 2011. La tendance commence à s’inverser mais la musique n’est toujours pas sortie de la crise en France. » Pascal Nègre, PDG d’Universal.

Par conséquent, Deezer gratuit a un réel impact sur les ventes de musique enregistrée correspondant à celui d’une radio. Cependant, celui-ci est insuffisant pour faire vivre les maisons de disques et les artistes. En effet, ces derniers ne peuvent se contenter uniquement de promotion, mais doivent aussi percevoir des revenus stables et conséquents. La limitation de l’écoute à cinq heures par mois semble donc être la solution idéale. Elle permet d’augmenter les abonnements et à fortiori les revenus des maisons de disques tout en faisant découvrir le site à de nouveaux utilisateurs gratuits par l’intermédiaire de Facebook, sachant que ceux-ci deviendront peut-être acheteurs de titres.

Cependant, nous pouvons nous demander si cet impact perdurera dans le temps dans la mesure où le streaming prend une place de plus en plus importante par rapport à l’achat.

Cliquer pour accéder à CP_nouvelle_version_Deezer_06_06_11.pdf

Des éléments d’enquête sur le fonctionnement de My Major Compagny.

 

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A l’ère de la consommation collaborative naît la finance participative qui permet à chacun d’entre nous de devenir « producteur ». Concrètement, des labels comme My Major Compagny (MCC) dont nous allons parler dans l’article qui suit, proposent aux internautes de soutenir financièrement de jeunes artistes. En contrepartie, ces « investisseurs » touchent une rémunération sur les ventes physiques et digitales de l’album.

Beaucoup parlent aujourd’hui des bénéfices liés à la naissance de ces labels qui permettent de donner une chance à de jeunes talents et qui revendiquent des méthodes de financements entre l’artiste et les « actionnaires » avec pas ou peu d’intermédiations par les acteurs traditionnels que sont les maisons de disques par exemple.

Qu’en est-il réellement ? Dans un article publié par Le Point, le 9 janvier 2013 (http://www.lepoint.fr/culture/my-major-company-le-revers-peu-reluisant-de-la-medaille-09-01-2013-1611394_3.php) nous comprenons les limites de ce fonctionnement. Je vous propose un résumé des grandes idées développées dans cet article. Je vous laisse le loisir d’aller le consulter et de lire la réponse de My Major Compagny aux critiques qui lui sont adressées.

MCC : le tremplin pour découvrir de nouveaux talents ? Pas vraiment…

MCC propose de « financer et de donner vie à des projets culturels innovants ». Mais en réalité, la majorité des internautes qui souhaitent investir pour aider un jeune artiste sont bien souvent des « amateurs »  et ils n’ont donc aucunes connaissances artistiques. Ils choisissent bien souvent des musiques qui ressemblent aux tubes du moment. Vous avez par exemple pu remarquer qu’un des « grands » artistes à succès révélé par MMC est le talentueux ( :s ) Baptiste Giabiconi. La deuxième difficulté dans cette découverte de « nouveaux talents » réside dans le délai de production chez MCC qui peut prendre jusqu’à 2 ans. Donc au moment où l’artiste arrive sur le marché il est bien souvent « passé de mode ».

Où va l’argent des internautes ?

Les internautes (sorte de producteurs) qui investissent pour un artiste n’ont pas accès aux comptes et aux bilans de l’album qu’ils soutiennent. En effet, la MMC ne justifie aucune dépense et aucun budget. Voici les propos de Victor Lugger, directeur financier de la société :

« Le label décide seul des dépenses et de façon unilatérale de la production d’un album ».

L’argent sert-il bien à financer la carrière d‘un jeune artiste ou rémunère t-il des personnes « intermédiaires » au projet ?

Des artistes maltraités ?

Si vous êtes auteur-compositeur, la  MCC vous demande d’abandonner 100% de vos droits d’édition. Donc si la chanson est diffusée en radio, télé ou en boîte de nuit, aucun droit ne vous sera reversé. Comme les producteurs, les artistes n’ont pas de visibilité sur les comptes, donc aucun retour sur les dépenses de promo. On ne sait donc pas clairement si leur budget de promotion n’est pas utilisé à d’autres fins. Pour finir et pour donner quelques chiffres, il faut savoir que 20% des recettes nettes hors taxes encaissées par MMC sont reversées aux interprètes, ce qui donne une rémunération inférieure à 2,5% du chiffre  d’affaires engendré par l’artiste !!

MCC : une prison dorée ?

Une fois engager, il est difficile pour un artiste de partir de MCC. Certains artistes ont du faire appel à la justice pour se libérer des contrats et racheter les pistes enregistrée. Voici les propos Nathalie Beaton (chanteuse) qui a elle aussi connu des déboires avec la société :

« Je dirais que les gérants du site n’ont peur de rien par inconscience totale. Un jour cela cessera, car ils tomberont face à des gens qui n’accepteront pas leur comportement incohérent et qui les mettront face à leur inconscience ! Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Michael Goldman qu’on a le droit à tout, encore moins de mentir à des milliers de gens ! Je pense qu’un juge voit les choses de la même manière, n’est-ce pas ? »

Vous avez ici un aperçu des critiques qui sont adressées à ce label participatif dont l’un des créateurs est le fils du chanteur J.J. Goldmann. Je vous invite encore une fois à aller consulter cet article et ceux qui suivront afin d’avoir un aperçu du fonctionnement de ces labels et de la « vraie » répartition des sommes provenant des investissements et des ventes de ces disques.

LE TRANSMEDIA STORYTELLING VOUS DIS-JE !

Je plante le décors :
Premier cours de méthodologie, fin septembre 2012.
Mme A. fait un tour de table pour connaître nos différents sujet de mémoire … Alors que l’un d’entre vous aborde la question de la nécessité pour les artistes d’innover pour se faire connaître, je l’interpelle et crache un « gros » mot :

– le « transmedia storytelling »

Vive réaction de l’assemblée :

– « le transmedia quoi ??? »
– « GNÉ ?? »
– « qu’est ce qu’elle raconte ??? »
– « … »
– « j’ai pas entendu, elle a dit quoi ??? »
– « transtruc telling ? j’ai pas tout compris là… :s »
– « le trans qui boit aime le tunning :O ??? »

Mme A., bouche bée, retire ses lunettes, dévoilant ainsi de petits yeux écarquillés :

– « qu’est ce que c’est que nom BARBARE !? » me dit-elle.

Je n’ai pourtant rien dit de mal, ce n’est pas une injure lui dis-je… Laissez moi vous expliquer !
Et me voilà partie dans une explication aussi floue qu’alambiquée, je vous l’accorde, de ce fameux « gros mot »

Revenons au présent : maintenant que le décors est planté et grâce à ce merveilleux blog 😀 JE VAIS PEUT ÊTRE ENFIN RÉUSSIR À ME FAIRE COMPRENDRE 🙂 me dis-je

Alors allons-y, avec un petit historique pour démarrer :

La première apparition du terme « transmedia » date de 1991 dans le livre Playing with Power in Movies, Television and Video Games de Marsha Kinder. Dans cet ouvrage elle fait référence aux « commercial transmedia superstructures » pour parler du pouvoir de la narration transmedia dans un message commercial et dans la relation avec le public.

En 2003, Henry Jenkins, alors directeur du programme d’études comparées des médias au MIT, publie un article dans la Technology Review où il définit véritablement le terme de narration transmedia :

La narration transmedia est un processus où l’ensemble des éléments d’une fiction sont volontairement fragmentés en canaux  médiatiques multiples afin de créer une expérience de divertissement unifiée et coordonnée. Idéalement, chaque média délivre une contribution unique et utile au déploiement de l’histoire »

Il s’agit donc de développer un univers narratif sur différents supports médiatiques (applications pour smartphones, tv, web,etc…) en fragmentant l’information en contenus divers et complémentaires, qui contribuent eux-mêmes à la création d’une seule et même histoire…

Plus simplement, Laurent Guérin, producteur transmedia et rédacteur sur le site http://www.transmedialab.org explique :

Le transmedia, c’est 100 pièces différentes formant un puzzle unique »

Je suis sûre que c’est déjà plus clair ! Alors je vous laisse digérer tout ça et je vous promets un exemple concret appliqué à la musique au prochain épisode… 🙂

L’implication de Deezer pour inciter à l’achat de musique enregistrée

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Par les accords signés avec Deezer, les maisons de disques mettent à disposition leurs phonogrammes en échange d’une rémunération issue de la publicité. Deezer peut ainsi proposer des titres aux utilisateurs qui les écoutent gratuitement. Néanmoins, les rémunérations des artistes et des maisons de disques par les revenus publicitaires du site de streaming sont infimes. De ce fait, les producteurs espèrent également un retour de cette mise à disposition gratuite sur leurs ventes de phonogrammes. Deezer affirme qu’une partie de ses utilisateurs gratuits achètent des titres après les avoir découverts sur le site de streaming. Ce dernier aurait donc un rôle promotionnel équivalent à celui d’une radio.

En effet, Deezer propose un lien pour acheter les titres écoutés sur son site. Après une association avec Itunes, il signe en décembre 2010 un nouveau partenariat avec deux autres plateformes de téléchargement, Amazone et Starzik. Le site disposait ainsi de trois plateformes distinctes pour effectuer des achats en ligne. L’acquisition est facilitée et réalisée en quelques clics par l’intermédiaire d’un simple lien sur le site de streaming. Aujourd’hui, il n’existe plus qu’une seule plateforme gérée par Orange, ce qui simplifie encore davantage l’acte d’achat.

Le site a permis de réduire le téléchargement illégal en offrant une solution alternative et légale puisque, selon une étude de Deezer et d’Isobar (Agence de création digitale et de communication), 33% des internautes ont réduit leur téléchargement illégal. D’après l’Express (« Marché numérique, Adèle et David Guetta au top », 30 janvier 2012), deux millions de personnes ont quitté les sites de téléchargement illégaux en 2011 et une grande partie d’entre eux (1,5 million) sont actuellement sur des sites de téléchargement légaux ou de streaming payants.

Selon cette même analyse d’Isobar, « 79% des utilisateurs de Deezer écoutent les artistes mis en avant par le site et 74% des internautes ont souhaité l’acheter. » Deezer permet donc de découvrir de nouveaux talents et de les promouvoir. Une majorité d’utilisateurs souhaiteraient acheter les titres qu’ils découvrent sur le site comme le souligne Isobar. Mais le font-ils réellement ?

Cette étude nous indique aussi que 25% des internautes et 46% des jeunes de 25 à 34 ans déclarent acheter plus de musique depuis qu’ils sont sur Deezer. Par conséquent, le rôle promotionnel de Deezer et son impact sur les ventes de musique enregistrée sont non négligeables puisqu’un internaute gratuit sur quatre achète de la musique. En effet, selon le site de streaming, « l’écoute est déclencheur de l’acte d’achat. »

« L’utilisation de Deezer ne doit pas être considérée comme une alternative à l’achat de musique. Au contraire, découvreur et prescripteur, Deezer est également un véritable promoteur de la musique puisque 25% des internautes (et 46% des 2534 ans !) déclarent acheter plus de musique depuis qu’ils utilisent le site. » Deezer.

Deezer se considère donc pleinement comme un média promoteur de musique qui fait découvrir de nouveaux artistes dans le but d’accroître leurs ventes, au même titre qu’une radio. Dans un communiqué de presse, le site indique que les ventes qu’il génère ont rapporté plus de 3 millions d’euros aux affiliés en 2011.

« Deezer démontre ainsi l’efficacité de la convergence de ces deux modèles. Le téléchargement payant en France augmente alors que d’autres pays sans solution de streaming gratuit (comme les EtatsUnis) voient leurs revenus stagner. » Deezer.

http://cdn-files.deezer.com/pdf/press/cp_DeezerEtudeIsobar_20081007.pdf

http://cdn-files.deezer.com/pdf/press/CP_Amazon_Starzik_02.12.10.pdf

http://cdn-files.deezer.com/pdf/press/CP_Deezer_resultat_affiliation_24-01-11.pdf

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Papier, mon beau papier !

Je m’interroge tous les jours sur la façon dont je vais bien pouvoir gérer tous ces livres et ces partitions qui envahissent mon appartement et qui débordent maintenant des étagères… je ne parle même pas de la poussière !
Enfin j’y tiens tout de même à tous ces mots et ces notes sagement rangés qui n’attendent que de s’animer à nouveau dans les mains, les yeux et l’esprit de ceux qui voudront bien s’y intéresser…
Bien loin cependant de vouloir me séparer de mes chers papiers je viens tout de même de franchir un grand cap. Et oui, moi aussi comme mon ami Falparsi j’ai compris depuis peu que notre avenir allait se jouer sur les réseaux et autres youtube…mais aussi que le numérique était en train de me rattraper plus vite que je ne pensais…
Alors voilà, oui, j’ai cédé, oui j’ai cédé ! Fini l’encombrement, fini la poussière, et vive LA TABLETTE !
Elle peut tout faire, ou presque. J’ai acquis récemment une « liseuse ». C’est presque de la magie; je peux partir en vacances avec un nombre inouï de livres, je n’ai plus besoin de lampe de chevet pour lire, et bien évidemment pas de problème de stockage. Je ne vous parle même pas de tous les ouvrages du domaine public que j’ai pu télécharger, y compris des ouvrages rares et difficiles à trouver en édition papier.
Je peux même du bout du doigt avoir accès à la définition d’un mot, car bien sur il y a un dictionnaire en ligne. Bien pratique pour lire en anglais par exemple.
J’en ai tellement de ces livres virtuels que je ne sais plus par où commencer…
Bref grisée par ma découverte, je me suis penchée sur LA PARTITION SUR TABLETTE !

Une application existe, je vous laisse la découvrir le site http://www.muzibook.fr/ . Elle permet d’acheter des partitions au bon format et de transférer les siennes sur la tablette, et la tourne se fait par une commande au pied. La tourne des pages se fait à l’aide d’une pédale sans fil.

Fini la partition mal éclairée
Fini la feuille envolée
Et la pince à linge sous le soleil d’été
Fini la tourne ratée
Fini la valise ou l’étui bourrés
Fini le gaspillage de papier…

Le Brussels Philarmonic en a fait l’essai et se lance dans l’expérience. Je vous laisse découvrir :

Mais que faire contre la panne de batterie?La fabrication d’une tablette est-elle écologique  ?

Elle tombe, elle casse…c’est un peu « La laitière et le pot au lait »….

Alors que va-t-il se passer ? La partition va-t-elle s’engouffrer dans ce nouveau monde ?

Fessebouc

Non, je n’étais pas familier de facebook et quelques préventions m’empêchaient de m’y rendre, de surfer sur le site, de regarder si certaines de mes connaissances s’y trouvaient, bref de m’y intéresser. Je crois d’ailleurs que les quelques notifications que je recevais de temps à autres, épisodiquement, au fil du temps, m’agaçaient davantage qu’elles ne me donnaient envie de faire connaissance. Que me voulaient ces gens qui me demandaient ma date d’anniversaire ou qui cherchaient à me joindre alors que je ne les connaissais pas ? J’avais répondu « accepter » aux quelques noms familiers et j’en restai là jusqu’à ce que je m’inscrive en master…

Au début, rien de particulier n’advint. Je remarquai simplement un flux légèrement plus soutenu de notifications jusqu’à une accélération spectaculaire qui survint subitement aux alentours du mois de novembre. En une semaine j’étais envahi de demandes, de suggestions, de propositions émanant de mes chères camarades de master. Je dis chères, car les garçons n’étaient pas encore au complet à ce moment et c’est donc ces dames qui s’agitaient sur les réseaux sociaux ! Je finis pas leur dire que ça ne pouvait pas durer que j’allais mettre tout ce monde en indésirable et en rester là ; bref je fis le prof !

C’était sans compter sur la bonne humeur de l’équipe… En quelques mots d’explication, mes chères camarades me dessillèrent les paupières : je n’avais qu’à rentrer dans le système et ôter les envois de notification. Pour être honnête, je ne cherchai pas longtemps, comptant sur l’efficacité de la petite équipe. Ce fut Ada qui de son ordinateur et en deux tours de clics me soulagea de cette rivière de bonnes nouvelles !

J’en fus réjoui instantanément, à un point tel d’ailleurs que j’oubliai complètement l’existence de l’engin.

Il se rappela à mon bon souvenir par une conférence de Virginie Berger. En une soirée brumeuse et pluvieuse d’un mercredi de décembre, je compris que l’avenir — le mien ? le vôtre ? le nôtre ? — ou plus certainement notre avenir professionnel se jouait sur youtube, twitter, facebook… Las, les vacances me délivraient momentanément de toutes ces corvées.

C’est en février que sur un coup de tête que je ne m’explique pas j’entrais subitement en communication avec l’engin. Je décidais de me mesurer à lui pour voir ce qu’il avait dans le ventre.
Timidement, je me lançais dans les demandes d’amitié. En quelques jours, je réunissais une brochette de musiciens autour de ma boîte. Comment aussi vite ? Aussi facilement ? Aussi simplement ? J’étais subjugué par l’amitié que Placido Domingo voulait bien m’accorder et je ne voyais guère du reste ce qu’il faisait là au milieu de grands absents et de présences singulières…

Je m’interrogeais d’ailleurs — et je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour : pourquoi une star de cette envergure répond à d’obscures inconnus pour faire le buzzzzz en 10 jours, obtenant

5 000 amitiés, bloquant ainsi le système à son maximum ? Usurpation d’identité ? Secrétariat zélé ? Un de ses enfants expliquant à papa à quoi ressemble sa popularité ?

Je n’ai pas eu d’explication à ce jour. Je me suis d’ailleurs très vite à mon tour lassé du jeu : après être grimpé à 350 « amitiés », je me suis interrogé sur le rapport qualité-temps que je pouvais trouver à la chose. Et… récemment, sur le moyen de contourner ce qui ressemble à une impossibilité du système : comment inviter en même temps tous mes contacts à un évènement ?

Je ne me vois pas cocher un à un les 370 contacts et rien apparemment n’offre cette possibilité.

Je ne suis pas le seul à désirer cette option : une interrogation sur google montre la possibilité d’entrer des adresses url… toutes plus inopérantes les unes que les autres :

http://www.commentcamarche.net/forum/affich-16108135-facebook-inviter-tous-ses-amis-en-meme-temps

L’absence de cette option n’est sans doute pas un hasard : facebook veut sans doute épargner aux participants d’être noyés quotidiennement sous le flot d’évènements qui ne manqueraient pas de se multiplier.

Et vous, avez-vous une solution ?

Ici, on ne se MOOC pas de vous

Ces derniers temps, en feuilletant mes journaux virtuels préférés, j’ai été intéressée par plusieurs articles sur les MOOCs (massive online open courses), ces diffusions gratuites et ouvertes à tous sur internet de cours d’universités et écoles réputées. Leur système repose sur un business model simple : on ne paye pas les cours, mais si l’on veut que sa formation soit valorisée on peut la faire valider par un diplôme délivré par la structure, payant cette fois-ci.

Venue des États-Unis, la déferlante des MOOCs commence à gagner la France, annonce qui devrait réjouir les étudiants en quête de diplômes prestigieux et autres assoiffés de connaissance, susciter des interrogations légitimes, et crisper les réactionnaires qui hurleront à l’hérésie, comme en son temps lorsque le livre de poche commençait à se répandre de manière insidieuse dans les foyers français, divulguant de manière scandaleuse la culture, et distillant un nauséabond « droit de mépris » chez le tout-venant.

Vous pourrez ainsi, par exemple, dès la rentrée suivre une « Initiation à la théorie de la distribution » de l’École Polytechnique, tandis que vous auriez pu si vous l’aviez su et voulu vous inscrire en janvier pour valider un MOOC de Gestion de projet de l’École centrale de Lille diffusé à partir de ce mois-ci.

 

À l’heure où les tutoriels musicaux se trouvent à profusion sur des sites d’hébergement de vidéos comme Youtube ou Dailymotion, la question pour l’enseignement spécialisé de la musique d’un développement du cours d’instrument via internet semble éminemment d’actualité.

Dans le cadre de cours particuliers donnés au domicile des élèves, il pourrait se présenter sous la forme de cours à distance avec interaction entre le professeur et l’élève avec caméras interposées, par le biais d’un logiciel du type Skype. Loin d’être équivalent à un cours donné directement, ce système présente un certain nombre d’avantages et d’inconvénients par rapport à la formule traditionnellement proposée.

Les avantages :

–       pas de déplacements donc un gain de temps important pour le professeur, voire une annulation des coûts de transport si celui-ci était véhiculé ;

–       la possibilité pour les élèves résidant dans des zones où un professeur ne se serait pas déplacé de bénéficier de ces cours (éloignement géographique…) ;

–       si cela se développait, la possibilité pour un élève d’avoir accès à un professeur réputé de son choix et qui ne lui était pas accessible autrement (éloignement géographique, manque de disponibilité du professeur…).

Les inconvénients :

–       le plan statique de la caméra, car on ne peut par exemple pas passer derrière l’élève pour observer de près un doigt en particulier ;

–       l’impossibilité du contact physique, pourtant essentiel afin de faire comprendre certains mouvements, ou encore de faire ressentir quelle pression exercer sur une touche… ;

–       la qualité du son transmise forcément moindre qu’une acoustique naturelle, ne permettant pas au professeur de détecter et donc de signaler certaines nuances ou impuretés du son à améliorer ;

–       les coupures possibles, et autres décalages ne permettant pas au professeur de jouer de son instrument avec l’élève pour l’accompagner ;

–       sur la durée, l’empreinte carbone ;

–       la perte du « je-ne-sais-quoi dans l’air », du contact direct nécessaire pour établir avec une personne un contact privilégié (discuter avec un ami sur Skype n’est pas pareil que de le recevoir chez soi).

Et vous, voyez-vous d’autres avantages et inconvénients dans ce cadre de cours particuliers ?

On constate en tout cas que la qualité de l’échange et du cours est dégradée par cette formule, qui semble plutôt être une bonne solution en cas d’impossibilité exceptionnelle de déplacement du professeur afin de ne pas supprimer totalement un cours.

On peut aussi penser à un cours qui serait le même pour tous et serait accessible à toutes les personnes qui s’y inscriraient, sans interaction directe possible de l’élève avec le professeur. Je n’ai pas à chercher longtemps pour que l’imusic-school « La première école de musique en ligne » m’ouvre en quelques clics ses portes laquées.

Ce sera le sujet de mon prochain article.

Algorithme vs humain : les dernières nouvelles sur la recommandation musicale

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Suite à notre précédent épisode faisant sur les nouveaux modes de prescription de la musique, l’actualité récente nous amène aujourd’hui à parler de prescription et recommandation.

A quoi sert la recommandation ou encore prescription musicale ? A retenir et mieux capter l’attention des internautes dans un Web saturé d’informations, en l’amenant à écouter, découvrir des artistes.

Pour cela, deux techniques :

La première consiste à proposer à l’internaute des artistes qu’il (ou elle) serait susceptible d’apprécier sur la base de ce qu’il (ou elle) écoute déjà (« vous aimerez peut être » en votre écran avec la ou les suggestions). La seconde se base sur ce que d’autres (que vous ne connaissez pas) ont pu écouter après avoir choisi les mêmes artistes que l’internaute (« ceux qui ont écouté X ont aussi écouté Y »), ou sur ce que des amis/connaissances (on parle de « cercles relationnels » du plus proche au plus éloigné) de votre réseau écoutent (« Z écoute ceci », « Z like cela »).

L’idée est que l’on sera d’autant plus enclin à écouter telle piste ou regarder telle vidéo lorsqu’un proche nous l’aura conseillé. C’est le principe du marketing viral (« je te donne le virus de ce que j’ai aimé, je suis ambassadeur d’un produit ou d’un artiste sans m’en rendre compte »).

Ceci est valable pour la musique mais touche plus largement tout commerce de produits, de prestation de service etc…

Donc, récemment, en risposte à Facebook, Twitter a lancé une application de recommandation musicale : Twitter Music.  Un service qui, apparemment, sera disponible fin mars…

Pour cela, Twitter a préalablement racheté « We are Hunted » (un service de découverte musicale ) et se base sur SoundClound. La preuve : comme par hasard, le site est indisponible…

L’application a été réalisée avec quatre fonctions principales (« Suggestions », « #NowPlaying », « Popular », et « Emerging ») qui, avec le Social Graph, devrait permettre d’obtenir des suggestions musicales pertinentes en fonctions des personnes et groupes suivis.

Mais l’actualité des innovations en matière de prescription, nouveaux médias et musique ne s’arrête pas là. Ce post est aussi l’occasion de revenir sur un événement majeur en matière d’innovation musicale : le sommet « Music Tech » de San Francisco qui s’est tenu le 19 février dernier.

Mais non, ne soyez pas déçus, vous pouvez écouter quelques extraits des conférences ici. Celle dont nous parlons aujourd’hui est sur la piste 17, sous le titre « Music Discovery ».

De quoi y est-il question ?

De recommandation musicale justement, autour de quelques grands noms : The Echo Nest, Rhapsody ou encore Pandora.

Leurs points communs ?

Leur capacité à recueillir, interpréter ces fameuses données (« data ») des utilisateurs, « flécher »  la consommation de musique.

Pandora, par exemple, en collectant et traitant les données des internautes propose une radio personnalisée qui semble plutôt bien fonctionner puisqu’elle compte 67,1 millions d’utilisateurs actifs en décembre 2012 aux Etats-Unis d’après son blog.

Ces entreprises mettent ensuite en place des algorithmes (« The Music Genome Project » chez Pandora) qui permettent de proposer des suggestions pertinentes à l’internaute. C’est d’ailleurs ce que nous dit Pandora sur son site : sa mission est uniquement de jouer la musique que nous allons apprécier (« play only music you’ll love »).

Du côté de The Echo Nest propose après analyse de nos datas (« fanalytics – Analytics and Data Mining of Online Music Activity »), en plus d’une radio sur-mesure (« DMCA Compliant Personalized Radio), des services tels que l’intégration, pour d’autres plateformes, d’applications de « flux dynamiques de news sur la musique », de flux de ce que nos amis écoutent sur les réseaux sociaux (« Social Music Applications ») pour nous proposer des suggestions personnalisées (« Advanced Music Playlisting »)…

L’ensemble de ces services – la découverte musicale et la recommandation – apparaît comme l’un des enjeux majeurs pour un bon nombre de plateformes de streaming – notamment celles qui sont investies dans le champ musical – ou de réseaux sociaux.

Pourquoi ?

Parce que grâce à ce service, on peut intéresser suffisamment les internautes pour les garder, les fidéliser sur son site (voire les amener à payer un abonnement streaming, par exemple, dans le cas de Deezer, Spotify, Qobuz) ou les renvoyer vers d’autres contenus qu’ils seraient susceptibles d’acheter. En sommes, cela permet de capter et monétiser le flux lié aux passages, aux traces, aux données laissées  par les internautes sous couvert d’une « expérience » musicale personnalisée.

Et Apple l’a bien compris en investissant des sommes substantielles  dans la réalisation d’un service de recommandation (« Music Discovery ») pour iTunes dans l’optique de mettre en place une radio personnalisée.

Comme l’expose une récente étude de février 2012 de eMarketer, en 2013 il y aura aux Etats-Unis environ 60,1 % d’adeptes (sur la base des utilisateurs d’Internet, en partant de 41,6 % en 2010 pour aller vers 67,4 % en 2016). Ceci permettra de lever 970 million de dollars pour le pays. La prévision de croissance de eMarketer table sur 1.31 billion pour 2016 grâce, notamment, à la publicité et la vente de ce service à d’autres plateformes.

Ces systèmes vont-ils remplacer le producteur radio, votre disquaire préféré ou vos amis ?

Pas si sûr, car comme nous l’évoquions dans un précédent article, car malgré l’immense base de morceaux de ces plateformes, tout cela tend à nous enfermer dans nos propres goûts.

Un problème qui a traversé toute la conférence « Music Discovery » comme un fil rouge étant donné la valeur ajoutée que représente un tel système pour une plateforme (réseaux social ou de streaming, notamment).

Comment parvenir à une plus grande « humanité », intelligence et finesse dans les suggestions proposées par la recommandation musicale ?

A suivre…