Opéra et pop corn

Les retransmissions en direct ou simples projections, le marché de l’opéra au cinéma s’est organisé et le succès est au rendez-vous.  Il faut dire que le public répond présent, dans le fauteuil de votre cinéma, vous pourrez assister à une création venue tout droit du MET (Metropolitan Opera de New- York), de l’Opéra de Paris et bien d’autres.

Un pari judicieux :

Déjà, le 3 décembre 2012, 15 000 spectateurs dans 116 salles en France avaient assisté à la représentation de « Rodelinda » de Haendel en direct du MET. Quant au ballet, 14 000 spectateurs sont venus assister le 20 novembre 2012, en direct de Moscou et du Théâtre du Bolchoï, au réveil de « La Belle au bois dormant » (chiffre du Met)

Pourtant, quand elle a commencé en France au printemps 2008, la retransmission des ouvrages lyriques au cinéma paraissait un idée farfelue. Il faut se souvenir de la réaction de Gérard Mortier, directeur à l’époque de l’Opéra de Paris déclarant qu’il n’était pas payé pour remplir les cinémas. Aujourd’hui, cette même maison a franchi le pas et diffuse certains de ses spectacles dans les salles obscures.

La diffusion :

Deux grands réseaux, Pathé-Gaumont et UGC avec respectivement Pathé Live et Viva Opera, sont partis à la conquête du public.Le premier à avoir tenté l’aventure en France est Marc Welinski avec sa société CielEcran, qui a lancé en 2008 « MET : live en HD. » Devenue Pathé Live, la société est aujourd’hui une filiale du réseau Pathé-Gaumont.

Pour la saison 2011-2012, l’Opéra de New-York aura diffusé onze opéras, dont sept nouvelles productions, en provenance du Met, six ballets du Bolchoï et deux ballets de l’Opéra National de Paris.

Quant à la  saison du Metropolitan Opera de New York au cinéma, les œuvres, sous-titrées en français, sont projetées en direct sur écran géant, en haute définition et son numérique, grâce à un système de vidéotransmission par satellite.

Le réseau UGC s’est engouffré dans la brèche avec « Viva l’Opéra » qui en est à sa deuxième saison. La plupart du temps, il s’agit de retransmissions de spectacles filmés sur des scènes comme la Scala de Milan, le Festival de Salzbourg ou le Liceu de Barcelone.Avec des exceptions comme ‘Jules César’ de Haendel (janvier 2011) et ‘La Force du destin’ de Verdi (décembre 2011) en direct de l’Opéra de Paris.

Pédagogie et avantages :

L’initiation à l’art lyrique et la pédagogie font partie du voyage : la programmation présente des œuvres-clés du répertoire, ‘ conçues comme des portes d’entrée dans un monde à découvrir ’, d’après le directeur artistique Alain Duault. Des commentaires aident le public ‘ à décrypter les œuvres ’.

Les qualité sonore et visuelle, le confort maximum, la régularité des rendez-vous… Mais cela ne suffit pas pour expliquer le succès au près du public : le prix des billets y est pour beaucoup. Moins de 30 euros (de 15 à 28 euros, tarifs réduits pour les abonnés et les moins de 26 ans), ce qui est plus onéreux qu’un ticket de cinéma mais beaucoup moins qu’une place correctement située à l’opéra.

Une autre explication : les salles de cinéma sont présentes dans des villes où il n’y a pas de maisons d’opéra, une véritable aubaine pour les passionnés d’art lyrique ou les simples curieux.

Et puis, au cinéma, on se présente au guichet, on paie sa place et on entre. Cette facilité-là n’existe pas à l’opéra où il faut réserver des mois à l’avance selon des procédures qui paraissent complexes aux non initiés malgré les efforts de simplification.

Donc si vous n’avez pas la chance d’avoir une  maisons d’opéra à proximité ou pas le portefeuille adéquat et bien : Tous au cinéma !

Les assocations musicales sur la toile

Aujourd’hui pour gérer son association musicale (harmonie, orchestre amateur, chœur ..) tout passe par internet.

La demande de subvention pour essayer d’avoir de quoi survivre( et oui en ce moment c’est de la survie) : le site de la DRAC.

La communication : il faut une page web à mettre à jour avec de belles photos prisent avec un bel appareil photo numérique , un Facebook, un Twitter. Quand le  journal local décide enfin de parler de vous il ne regarde que ça, pour vendre un concert ou louer une salle il faut un site avec des vidéos via Youtube évidemment. Le Facebook indispensable pour le contact avec les musiciens  et comme moyen de communication pour promouvoir les concerts.

La boite mail : devient votre meilleur ami pour organiser votre planning, pour les contacts  « professionnels »,  pour les salles, les journalistes,  envoyer les informations aux musiciens …

Skype pour gérer l’association avec les  autres membres qui ne sont pas forcément vos voisin , les journalistes qui veulent pas vous recevoir dans leur bureaux, …

Mappy pour organiser les feuilles de routes de musiciens et calculer les défraiements.

Dropbox pour envoyer les partitions et les enregistrements..

Une question : ils faisaient comment avant ?

Ceci n’est pas un sentiment de nostalgie mais juste une démonstration du besoin, de la nécessité d’internet pour nos associations et aussi un petit ras le bol contre le «  tout sur internet ».

Le contact humain doit rester un élément essentiel de notre métier, non ?

Comment les orchestres vivent-ils l’ère numérique ?

Comment ne pas être tenté, en tant que spectateurs par une  offre de plus en plus importante de vidéos disponibles sur Internet ? Sur Youtube circule un grand nombre de concerts intégraux de grands orchestres. Ces vidéos, totalement gratuites permettent au public de revoir ou découvrir certaines œuvres, très facilement, c’est certain. Mais, en termes de restitution ce ne sont pas des conditions optimales de son et d’images…. Medici TV, offre quant à elle un service de vidéo à la demande : le spectateur achète, ou bien moyennement abonnement, a accès à un grand nombre de concerts et documentaires, bref un service de streaming de la vidéo classique…Il est vrai qu’aujourd’hui on écoute beaucoup avec ses yeux, et qu’une version filmée donne un meilleur accès visuel, mais tout de même, cela est-il vraiment l’essence même du concert ?

La question est de savoir si le public va finir par préférer écouter – enfin regarder un concert à domicile, sur son écran d’ordinateur, de télévision, ou bien de téléphone.

Toujours est-il qu’au hasard de mes recherches,  j’ai parcouru un certain nombre de sites web d’orchestres, et ceux-ci, bien loin de craindre l’outil numérique n’hésitent  pas à s’en servir. Il ne s’agit pas d’un service de mise à disposition gratuite d’intégrales de concerts,  mais d’extraits bien sélectionnés, de petits documentaires : ici le concert d’ouverture d’un nouvel auditorium, là le concert jeune public, la répétition générale, le reportage de la télévision régionale…mettant tous en valeur le travail de l’orchestre, le directeur artistique, la qualité des concerts…Bref le numérique et la vidéo sont un outil de communication, de promotion. Ces documents vidéos sont présents, soit sur les sites des orchestres, soit directement sur leur chaîne Youtube qui devient alors un véritable outil de communication et de promotion, une vitrine numérique en quelque sorte.

Les Berliner Philarmoniker ont eu l’idée la plus originale : ils proposent en ligne un service de vidéos de leurs concerts à la demande, en live ou bien en archives. C’est le «Digital Concert Hall ».

Quand on sait que 64 % de la musique du net passe par Youtube, certains peuvent croire à un danger potentiel pour le spectacle vivant, je pense que rien ne remplacera l’expérience sonore et émotionnelle du concert.

Voici pour conclure une petite citation de Charles Munch qui illustre l’atmosphère qui précède le début du concert quand le chef s’apprête à donner l’attaque « …l’air est survolté. On sent qu’il va se produire un phénomène exceptionnel… »

L’engagement des politiques publiques pour la diversité culturelle, le rôle de l’Etat et les missions du Ministère de la Culture

La diversité culturelle est un enjeu majeur du XXIème siècle. La mondialisation et les flux migratoires entrainent une diversification de la population au sein d’un même pays et à travers le monde ainsi que la cohabitation de différentes cultures. La prise en compte de la diversité culturelle est indispensable pour se connaitre les uns les autres, pour vivre ensemble et enrichir l’être humain des différences d’autrui.

« La diversité, c’est avant tout les multiples appartenances qui caractérisent les musiciens actuels. »[1] Ray Lema, compositeur et musicien congolais.

Les institutions publiques ont entreprit diverses stratégies politiques afin de représenter au mieux la pluralité des pratiques musicales sur leur territoire et placées cette problématique au centre de leurs politiques culturelles.

Le Ministère de la Culture et de la Communication est très présent pour le soutien de la diversité culturelle et s’accompagne de nombreux acteurs.

Le Ministère de la Culture a comme missions principales de « rendre accessible les œuvres capitales de l’humanité au plus grand nombre et de conduire une politique de sauvegarde, de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel dans toutes ses composantes ».[2] Le patrimoine culturel a donc une place centrale dans la politique du Ministère. En le préservant, le Ministère s’assure de sa richesse, sa diversité et son accessibilité auprès des français.

L’une des missions du Ministère de la Culture est donc de promouvoir le patrimoine culturel « dans toutes ses composantes » et donc sa diversité. En effet, dans le projet de loi de finance de 2007, une partie du budget de la culture est destinée à l’action internationale qui englobe la diffusion de la culture française et la promotion de la diversité culturelle. Ce budget regroupait 18,5 millions d’euros, en 2007, partagés principalement entre Culture France et la Maison des Cultures du Monde.[3] Il est relativement faible, comparé aux autres champs d’intervention de l’Etat dans la Culture comme les soutien aux établissements spécialisés qui bénéficient d’un budget de 34,33 millions d’euros en crédit de paiement, les actions en faveur des publics qui ont 36,7 millions d’euros, ou encore l’aménagement du territoire qui dispose d’un budget de 26 millions d’euros. Néanmoins, des mesures très importantes ont pu être menées grâce à ce budget à l’instar de l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle de l’UNESCO.

Plusieurs pôles du Ministère de la Culture participent à la promotion de la diversité culturelle. Le secrétariat général y a une place prépondérante, par l’intermédiaire du département des affaires européennes et internationales – anciennement appelée « Département des Affaires Internationales », avant la RGPP[4]. Ce département vise à promouvoir le pluralisme culturel et développer la coopération culturelle internationale qui passe notamment par la promotion de l’accueil de cultures étrangères en France. Ce travail se fait en collaboration avec le Ministère des Affaires Etrangères.

« Concernant la promotion de l’accueil des cultures étrangères, le DAI (Département des Affaires Internationales) soutient financièrement de nombreux projets émanant d’institutions culturelles : lieux de création, de diffusion, de formation, festivals, qui concourent à la promotion des différentes formes d’expression des patrimoines artistiques, culturels et des arts vivants. »[5]

En 2004, la DAI avait un budget de 7 millions d’euros dont 1,3 millions étaient réservés à l’accueil des artistes et des professionnels de culture étrangère en France.

La direction de la création artistique est chargée de soutenir la création et de faciliter la rencontre de toutes les disciplines artistiques. La promotion de la diversité aussi bien des arts que des cultures est donc au cœur de la politique de cette direction. Elle accompagne également les associations engagées dans la diffusion du spectacle vivant. En partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères, elle veille à la mise en réseau des professionnels français et étrangers et favorise des actions de co-production entre des structures françaises et étrangères. Ces actions sont mises en œuvre par divers opérateurs dont Culture France, l’ONDA ou la Maison des Cultures du Monde.

Le budget de cette direction réservé au soutien à la création, la production et la diffusion de spectacles vivants était de 608 746 117 € en crédit de paiement en 2006. Il représente 63,82% des autorisations d’engagements demandées en 2006 par cette direction.[6] Le spectacle vivant a donc une place prépondérante au sein de cette direction. En outre, la première des 3 orientations stratégiques du rôle de l’Etat dans le domaine de la création est d’assurer la diversité et le renouvellement de la création.

L’Etat intervient également par l’intermédiaire d’organismes nationaux spécialisés tel que l’Observatoire des Politiques Culturels. Ce dernier organise par exemple une formation pour les professionnels étrangers intitulée « Courant du Monde » afin de débattre des enjeux des politiques publiques dans le domaine de la culture en France et dans le monde avec divers intervenants pour « apprendre de la diversité des approches et des cultures ».[7] Cette formation est proposée par le Ministère de la Culture et le Ministère des affaires étrangères et soutenue par la Maison des Cultures du Monde.

L’Etat a donc un rôle central pour la promotion de la diversité culturelle et la mise en valeur du patrimoine culturel. Pour appliquer les politiques relatives à ces sujets, il s’entoure de différentes organisations qu’il finance afin qu’elles mènent à bien leurs missions.


[1] IRMA, « Les Etats Généraux des Musiques du Monde », http://www.irma.asso.fr/IMG/pdf/actes-egmm-bd-1.pdf, 11 et 12 septembre 2009.

[2] Ministère de la Culture et de la communication, « Le Ministère », http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ministere/Le-ministere, consulté le 4 février 2013.

 

[3] SENA, « Projet de loi de finances pour 2007 : Culture », http://www.senat.fr/rap/a06-079-3/a06-079-336.html, consulté le 5 décembre 2012.

[4] RGPP : Révision générale des politiques publiques

[5] Commission Européenne, « Monographie-France », http://ec.europa.eu/avpolicy/docs/library/studies/finalised/5770_barbier/58_02_fr.pdf, consulté le 26 novembre 2012.

[6] Ministère de l’Economie et des Finances, « Programme 131 : création », http://www.finances.gouv.fr/lolf/downloads/501_pap_creation.pdf, 2006.

[7] Observatoire des politiques culturelles, « Courants du monde, la diversité culturelle à l’OPC », http://www.observatoire-culture.net/rep-edito/ido-129/courants_du_monde_la_diversite_culturelle_a_l_opc.html, consulté le 4 février 2013.

Musique, numérique et interactivité – Episode 2 : le live

De la musique plein la vue – Retour en images sur 5 performances récentes amalgamant musique, nouvelles technologies et arts numériques

N°1 : Amon Tobin – Tournée Isam 2.0 (2011-2013)

Inauguré au Canada dans le cadre du festival d’arts numériques Mutek en Juin 2011, Isam 2.0 offre une expérience d’immersion totale. Ce live mis au point par V Square Labs et Leviathan, deux studios à la pointe du design scénographique et visuel repose sur l’emploi des dernières technologies de mapping vidéo. Cette technologie  permet de projeter des jeux de lumières et des animations en 3D sur l’immense structure cubique et asymétrique dans laquelle se loge le DJ Brésilien, Amon Tobin. Ces projections sont parfaitement synchronisées avec les expérimentations électroniques du musicien.

N°2 : Tacit Group – Ensemble de leur oeuvre (2008 – ?)

Tacit Group s’approprie la notion de silence, et donc de son, à travers des improvisations fondées sur des algorithmes. Fondé au début de l’année 2008, Tacit Group approche la performance d’art contemporain de façon intelligente, incorporant des disciplines dynamiques comme la musique électro-acoustique, des compositions algorithmiques et de l’art visuel.

N°3 : 2pac (hologramme) – Coachella 2012

Coachella est l’un des festivals américains les plus célèbres au monde. Au cours de l’édition 2012, le regretté rappeur 2pac décédé en 1996 est réapparu sur scène aux côtés de Snoop Dogg sous forme holographique. Une tournée avec les hologrammes de 2pac et Nate Dogg a même été évoquée suite au buzz suscité par cette performance.

N°4 : Murcof + AntiVJ

AntiVJ est un «label visuel», fondé en 2007, dirigé par Nicolas Boritch, rassemblant cinq artistes visuels. Leur travail, basé sur des technologies novatrices, explorant les jeux d’échelles et les illusions d’optique, met en jeu les notions d’espaces et de perception, sous la forme d’installations lumineuses et de performances audiovisuelles, réalisées notamment à l’aide d’images projetées sur des volumes ou des édifices. Ici, le collectif s’associe au DJ mexicain de musique ambient Murcof dans un show hypnotique.

N°5 : Beyonce – Billboard Music awards 2011

On ne présente plus Beyoncé, star planétaire de la pop et du R’n’B moderne depuis la fin des années 1990. Beyoncé n’est pas seulement une étoile de l’entertainment, c’est également une performeuse unique  qui  aime innover et faire parler d’elle en agrémentant ses lives d’éléments chorégraphiques et visuels recherchés . A l’issue de la cérémonie des Billboard Music Awards 2011, elle a ainsi scotché la terre entière en présentant un show basé sur  un dialogue entre animations vidéo et éléments chorégraphiques. On ne peut ici découpler la chorégraphie de l’animation vidéo. Un petit bijou d’art total!

Assisté, mais qui aurait besoin d’être assisté pour composer de la musique???

Connaissez-vous la MAO ou la Musique Assistée par Ordinateur ? Ce concept se rapporte en fait à toutes les créations sonores et musicales qui ont recours à l’informatique. Parlons de l’informatique justement : nous avons vu, dans tous les articles précédemment publiés sur ce blog, que la naissance d’internet et de l’informatique en règle générale a non seulement modifié la « consommation » de musique mais aussi le lien qui existait entre cette dernière et son public. Mais cette révolution ne s’arrête pas là… La naissance de l’ordinateur et de l’outil informatique en règle générale a aussi modifié la composition de la musique en son cœur.

moog_55

C’est à partir des années 1950 que commence cette « révolution » avec une musique électronique conçue à partir de générateur de signaux et de sons synthétiques. Avant de pouvoir être utilisés en temps réel, on enregistrait cette musique sur bande magnétique ce qui permettait aux compositeurs de manier les sons en coupant et recollant ces bandes. Au cours des années, la présence de l’informatique a pris de plus en plus de place dans tous les paramètres inhérents à la musique, à savoir la composition, l’interprétation et la diffusion. En voici quelques exemples :                                                                                   –  La naissance des instruments électroniques qui permet l’élaboration de nouveaux sons. Nous en avons des exemples avec les synthétiseurs comme le Rhodes crée en 1940 mais aussi les Moog. L’objectif étant d’imiter tous les instruments existant dans une machine aussi miniaturisée que possible. De ces créations naîtront non seulement de nouveaux instruments mais aussi de nouveaux styles de musique avec la naissance des DJ par exemple avec les machines créées par Roland.

–          La transformation du support de stockage de la musique. Après le vinyle, la cassette et le CD, le stockage du son est dématérialisé et peut ainsi être facilement dupliqué et stocké dans de tout petit support comme les baladeur MP3.

–          La création musicale a elle aussi été touchée avec notamment la composition d’œuvres assistée par ordinateur : on créée de nouveaux logiciels musicaux capables d’interagir en temps réel avec les interprètes (voir Max Miller et l’IRCAM). L’interprétation est ainsi visée : à l’IRCAM on travaille sur des logiciels capables de réaliser l’accompagnement d’un soliste. Le flûtiste pourra ainsi jouer en s’accompagnant de l’ordinateur qui sera capable de s’adapter à son tempo.

–          On créée aussi des logiciels qui permettent de noter la musique. Plus simple que la partition qui ne permet pas de faire des corrections facilement, des logiciels comme Finale permettent aujourd’hui d’écrire nos compositions et de les entendre au format MIDI sans avoir besoin de mobiliser des musiciens.

–          Pour finir, tout ce qui relève du travail du son en studio est aussi un effet de cette   « révolution informatique » dans le domaine de la musique.

Avec la naissance de l’informatique, la musique en elle-même a été modifiée. De plus, l’accès à l’informatique par tout à chacun permet maintenant à chaque personne équipée d’un ordinateur de s’essayer à la MAO.

Alors pour tous les compositeurs qui lisent cet article, à vos crayons euh… ordinateurs !!!

 

Musique, numérique et interactivité – Episode 1 : le clip

Trois concepts innovants autour de la musique, du numérique et de l’interactivité

Idée n°1 : Réaliser une application pour smartphone qui sert de support à un clip

Cassius – I love you so (2010)

Voilà une idée révolutionnaire! Carton plein pour Cassius, Ed Banger et le collectif parisien We are from LA qui a réalisé l’application et le teaser  d’ I love you so. Cela tient à l’originalité de l’application et à son concept : cette appli virale repose sur un effet visuel. En plaçant votre iphone devant vos lèvres, une bouche virtuelle se substitue à la votre et mime le chant d’I love you so. Ludique et interactif.

Idée n°2  : Encourager le fan art et le retour de l’esthétique DIY dans l’univers du numérique

Busy P – Chop Suey (2006)

Le clip illustrant Chop Suey est novateur dans la mesure où il n’est pas le fruit d’un professionnel ou de quelconque boîte de production. Il s’agit de la réalisation d’un fan. Esthétique DIY, univers décalé, projet interactif et participatif : tous les ingrédients sont réunis pour provoquer l’intérêt de la fan-base et susciter le buzz. A noter que Busy P (Pedro Winter à l’état civil, fondateur du label Ed Banger et ex-manager des Daft Punk) dit conserver tous les travaux de ses fans qui lui sont envoyés. Une belle façon d’impliquer le public dans un projet artistique.

Idée n°3 : S’associer à un géant de l’industrie numérique et proposer un clip interactif et novateur en HTML5

OK Go – All is not lost (2011)

Le groupe OK Go a travaillé avec la réalisatrice Trish Sie, la compagnie de danse moderne Pilobolus et les équipes de Google Chrome pour créer le clip d’All is not lost fondé sur  une expérience interactive en HTML5. Le langage HTML 5 permet l’interactivité. Concrètement, cela signigie que l’internaute peut intervenir dans la conception d’une partie du clip. Amusez-vous à saisir un message sur le site suivant et le groupe adaptera sa chorégraphie en fonction de votre requête. Novateur et amusant.

Alors qu’en pensez-vous? Quel clip préférez-vous? A quel concept êtes-vous le plus sensible?