Quelle est la valeur de la musique à l’ère numérique?

Point de vue.

Quelle est la valeur de la musique alors qu’Internet, véritable village global des temps modernes cristallise les fantasmes de quelques individus obsédés par le libre accès et la gratuité?

Dans un contexte marqué par le développement de l’économie numérique et la dématérialisation, notre rapport à la musique est profondément bouleversé. Exit le CD. L’heure est aux fichiers audio numérisés et plus particulièrement au mp3 dont l’hégémonie reste d’actualité. Les fichiers musicaux sont désormais encodés, la musique est dématérialisée. En conséquence, nous n’avons plus le même rapport avec la musique car le produit fini livré au consommateur est exempt de toute matérialité. Il devient plus difficile de se représenter les coûts, les intermédiaires et le travail réalisé de la conception d’un morceau à sa distribution digitale. La question de la valeur de la musique, symbolique et matérielle pose ainsi question avec le développement d’une économie immatérielle.

Ainsi, la numérisation des contenus musicaux est concomitante du développement d’une idéologie de la gratuité. Pour certains individus, Internet représente l’idéal d’une démocratie culturelle totale, d’une démocratie fantasmée où la liberté d’accès doit faire loi. L’avenir c’est la gratuité ! Nul ne peut y échapper ! Désintermédiation, disparition des intermédiaires économiques : voilà l’avenir ! Toujours plus pour le consommateur ! Un abonnement à 10 euros sur Deezer ? Trop cher ! Un CD à 14.50 euros à la FNAC ? Trop cher ! Un ipod, un ipad ou un écran plasma? Pourquoi pas !

Alors pourquoi ? Et surtout que peut-on faire ? Voici quelques constats et réflexions

  •  Le CD est un support devenu obsolète dans l’imaginaire collectif. La musique est dévalorisée par certains consommateurs qui ont assimilé dans leur esprit musique et support.
  •  Le téléchargement illégal subsiste même s’il est en baisse.
  •  Certaines formules de streaming (vidéo ou audio) gratuit participent à la dévalorisation de l’objet musical. Il est encore aujourd’hui possible d’extraire le son de n’importe quelle vidéo youtube. L’existence de ces sites est connue. Pourquoi ne sont-ils pas interdits ?
  • Mettre en place la règle du « Un seul compte par plateforme » ! Pose le problème de la confidentialité des données et de l’accès à l’adresse IP ! Qui sanctionne ? 12 millions de titres en accès libre pour 10 euros ! Est-ce bien raisonnable ? Certes, il y a des contrats de gré à gré qui s’organisent entre les plateformes de streaming et les majors ! Mais envoie-t-on un bon signal pour autant au consommateur ?
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