Le retour de la galette noire

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photo : planete-vinyle.com

Tout commence avec cette anecdote :

Le groupe anglais My bloody Valentine sort sont nouveau disque le 2 février 2013. Ils vendent 30 000 CD et 15 000 vinyles … Etonnant non ?

La fameuse galette noire fut portée disparue pour le grand public à la naissance du compact disque. Les seuls vinyles encore achetés étaient ceux d’électro ou de hip-hop.

En 2012, la vente de vinyle a progressé de 16,5% et cette hausse peut être constatée depuis 5 ans…. Tout ça me laisse songeuse. En France, nous n’avons pas de chiffres sur la vente de vinyle. Nous savons qu’il représente environ 1% du marché

. Le vinyle est une tendance mais pas un tsunami … je suis d’accord.
Toutefois, les rayons de vinyles s’agrandissent depuis un an.

Mais quelles genres de musique sont achetés ??

C’est assez hétéroclite : Rock indé, électro, réedition de Hendrix, Led Zep,…

Plus étonnant le palmarès des ventes de vinyles sur fnac.com :

C2C , Lana del Rey, Ben Harper …

Le groupe C2C a même lancé un concours, le meilleur remix de leur chanson « Happy » sera édité sur une version vinyle.

Mais pourquoi ce « renouveau » du vinyle ?

Pour les jeunes, le charme du vintage sans doute..

Pour les 40-50 ans, la nostalgie du son chaud des galettes noires peut-être …

L’air du temps nous incite t-il a revenir en arrière ?

Le seul frein réel du retour, que dis-je du raz-de-marée, vinyle reste … le prix. Eh oui, la fameuse galette coûte entre 20 et 30 euros, il  ne peut donc pas rivaliser avec le digital et le streaming. Toutefois, nous pouvons penser que les personnes qui achètent des vinyles préfèrent mettre ce prix dans « l’objet vinyle » que d’acheter un CD à 10 ou 20 euros qu’il trouverons en streaming avec un son similaire.

Pour finir cet article comme je l’ai commencé petite anecdote :

Aux Etats-Unis dans l’état de l’Orégon, un disquaire commande par mégarde des dizaines de vinyles au lieu de CD de l’album Accelerate de REM.. Tant pis, il les mets en rayon sans grand espoir. Pourtant quelques jours après tout le stock est écoulé …

Vive la galette Noire !

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Une réflexion sur “Le retour de la galette noire

  1. M.I.A.M dit :

    Le vinyle reste un objet d’exception pour les collectionneurs, les audiophiles et tous les amoureux de l’objet, du son et des craquements de la galette qui tourne sur la platine. Pour autant, ce n’est nullement l’avenir du secteur de la musique enregistrée. C’est une option alléchante qui s’offre à une niche d’auditeurs / consommateurs, un très bel objet. Mais la musique est passée aujourd’hui à l’ère du numérique. Il y a un effet d’entraînement porté par les industries des nouvelles technologies, de la communication et de l’Internet. Un sens de l’histoire, en somme.

    Le vinyle c’est un choix affectif pour l’auditeur, un retour à l’objet culturel dans tout ce qu’il a de plus matériel. Qui dit microsillon, dit platine, diamant, qualité de son supérieure aux standards actuels ou récents (CD et MP3). Tu as donc parfaitement raison, il y a un retour du vinyle c’est indéniable, à son authenticité ! Mais pour les maisons de disques, le microsillon ne sera plus jamais un format de référence. Ce serait un non-sens économique.

    De même, je ne crois pas vraiment à un retour en masse du vinyle. Il s’agit plutôt d’une tendance à mon sens. Même les DJ’s travaillent de plus en plus à partir de cds, mp3 et ordinateurs pour des raisons pratiques et économiques (transport, prix de l’objet, problèmes logistiques durant leurs performances).

    Je souhaite néanmoins que le vinyle ne disparaisse pas. C’est un très bel objet culturel qui a marqué l’essor du rap, du reggae des musiques électroniques (pour ne citer que ces esthétiques). On peut regretter sa mise au ban pour plusieurs raisons.

    – qualité de son supérieure
    – Les pochettes sont de véritables oeuvres d’art. Pour preuve, les pochettes de 33-tours de reggae qui reflètent l’histoire politique et sociale de la Jamaïque.
    – L’hégémonie du mp3 et des formats encodés marquent à mon sens le triomphe d’une société du « zapping », du « prêt à consommer » (ready made), qui n’a plus de mémoire.

    Quelques références pour les amoureux du vinyl

    Livre : Vinyles, l’art du disque aux éditions Lamartinière : ouvrage qui décortique 250 pochettes de vinyl
    Radio : Emission Dites 33, animée par Luc Frelon sur FIP
    Soirées : Only Vinyl en France, Iove vinyl à New-York

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