Voici venu le temps des rires et des chants, des Vocaloïds (pour le printemps on repassera)

Pour ceux qui ne la connaitraient pas encore, je ne résiste pas plus longtemps au plaisir de vous faire faire connaissance avec la chanteuse Hatsune Miku, qui sévit sur les scènes internationales depuis 2009 :

Oui, vous l’avez compris, Hatsune Miku n’est pas comme vous et moi, et n’est pas plus comme une pop star normale : quand elle retourne dans sa loge elle ne déprime pas, elle n’arrive jamais en retard aux répétitions, et ne mourra pas d’overdose à 27 ans, Hatsune Miku est un hologramme en 3D.

En visionnant cette vidéo, plusieurs réflexions et interrogations me viennent (et peut-être vous viennent) d’emblée à l’esprit :
– Mais… pourquoi un tel engouement ?
– Les Japonais ont une bonne éducation rythmique : les agitations de leurs minis sabres lasers s’adaptent à toutes sortes de tempi et d’ambiances (vidéos témoins à l’appui).
– Heureusement, les musiciens qui l’accompagnent sont réels, la disparition des artistes sera donc progressive.
– …

Quoiqu’on pense de la qualité de ce show, lorsqu’on y regarde de près, l’histoire d’Hatsune Miku est bien plus intéressante qu’il n’y paraît.

Hatsune Miku ou Comment passer d’une boîte en carton à pop idol

Hatsune Miku, à la base, c’est juste un dessin sur une jaquette, une simple mascotte pour la 2e génération d’un logiciel de synthèse vocale dit « Vocaloid » créé par Crypton Future Media en 2007. L’entreprise a en effet pris le parti d’illustrer chaque volume par un personnage au style très ancré dans la culture japonaise: le manga, avec les caractéristiques que nous lui connaissons bien (d’immenses yeux clairs, des jambes interminables – c’est toujours mieux chez les autres- et d’intrigantes tenues d’écolière). Ce logiciel a une voix féminine préenregistrée, celle de la comédienne de doublage Saki Fujita (mais pour les plus imaginatifs, celle d’Hatsune Miku), permettant à ses utilisateurs de composer des chansons avec cette voix en entrant des paroles et des mélodies. Ainsi, hatsu signifie « premier », ne « son », miku « futur » = le premier son du futur. Jusque là rien d’extraordinaire, sauf que des Japonais vont se prendre de passion pour le logiciel…

Hatsune Miku

Ils se mettent à poster leurs créations notamment sur le site de partage vidéo Nico Nico Douga, un des sites les plus fréquentés au Japon. L’enthousiasme est tel que les ventes du logiciel explosent et que les reprises et créations des amateurs sont de plus en plus élaborées. La communauté de fans s’échange des conseils, des collaborations se font avec des dessinateurs, des animateurs flash pour créer des clips, des animations 3D…

Jusqu’à ce que pour son 2e anniversaire, la société de jeux vidéos et d’enregistrements pour jeux vidéos et musique animée 5PB s’empare du phénomène et organise le premier concert de la star virtuelle à Tokyo, s’en suivront des tournées en Asie et aux Etats-Unis.

Sur ce, je vous laisse trouver pourquoi Hatsune Miku est souvent représentée avec des poireaux dans les mains, et je répète à qui veut l’entendre :

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