Parlons musique. Mais musique d’illustration. – Partie 2.

Nous en parlions ici-même il y a quelques jours de cela : entre musique du commerce et musique d’illustration, il y a certes de grandes différences, mais il y a aussi de nombreuses particularités.

Si le besoin de se rafraichir la mémoire devait se faire sentir, un petit clic ici, et tout devrait se passer pour le mieux.

Si le numérique, on le sait, a changé les habitudes des consommateurs de musique du commerce, qu’en est-il pour la musique d’illustration ?

Comment ça marche ? Imaginez que vous soyez le producteur d’un film, et que vous avez besoin de musique pour sonoriser une scène de celui-ci. Vous êtes un fan absolu de Woodkid et vous pensez qu’une de ses oeuvres correspondrait parfaitement à votre film. Mais utiliser de la musique du commerce pour sonoriser quoi que ce soit coûte très cher. Vous vous tournez donc vers un producteur de musique d’illustration (qui vous aura probablement démarché au préalable), et vous lui demandez de vous trouver un morceau correspondant le mieux possible à celui de Woodkid.
Aucun problème, on fait la recherche pour vous, on vous la propose, et si elle vous plait vous la téléchargez directement sur le site du producteur/éditeur.
Vous êtes guidés, ou non, car généralement le catalogue complet des librairies musicales d’illustration est disponible sur leur site.

Le passage au numérique semble fait, mais le CD a toujours son rôle à jouer.

En effet, si certains utilisateurs apprécient le fait d’être guidés dans leur recherche et ont désormais pris cette habitude, d’autres préfèrent effectuer ce travail eux-mêmes, via les CDs dont ils disposent.

Cela peut leur paraître plus rapide dans la mesure où ils maitrisent leur phonothèque, via une classification organisée. D’autres estiment que les recherches proposées par les éditeurs sont trop loin de l’idée de départ qu’ils avaient soumise.

Pour toutes ces raisons, le CD garde toute son importance, et reste un moyen clé afin d’attirer l’attention des utilisateurs de musique d’illustration. La problématique change dans ce cas, car il s’agit désormais d’acquérir de la visibilité et d’attirer l’attention dans les différentes phonothèques. Plutôt que de noyer les utilisateurs dans un nombre massif d’envois, certains ont choisi de donner à leurs productions une certaine originalité ainsi qu’un certain soin..

Et pour le piratage on fait comment ?

Contrairement au marché du disque, le fait que les supports de musique d’illustration soient distribués de manière totalement gratuite permet d’échapper au piratage que l’on ne connait que trop bien.

En effet, le Cds n’a de facto pas de valeur financière, et il n’y a donc aucune valeur financière à le copier et le diffuser en dehors du circuit dit officiel.

C’est même tout le contraire, car tout utilisateur potentiel qui en fait la demande peut obtenir un ou plusieurs exemplaires du CDs. Cela est relié au fait que les éditeurs veulent être connus aux maximum et être diffusés au plus grand nombre de personnes du secteur.

Il n’est pas rare de voir un CD voyager d’une maison de production à une autre. Ce phénomène de circulation de disques, qui est souvent accompagné de celui du bouche à oreille favorise fortement la visibilité des éditeurs et accroit leur renommée auprès des utilisateurs, et donc logiquement, leur clientèle.

Les utilisateurs de musique d’illustration émettent quelques craintes quant à cette circulation de CDs. En effet, ils ont souvent étés sensibilisés aux problèmes que traverse actuellement l’industrie du disque, et voudraient que la sécurité des envois soit renforcée pour éviter un éventuel piratage. Il convient donc pour les éditeurs de les rassurer, en expliquant que seul l’utilisation de la musique est soumise à un coût, et que, comme cela a été dit, le CD n’a pour sa part aucune valeur financière.

Il en va de même pour le téléchargement de titres, disponible sur le site internet des éditeurs via un compte utilisateur : lorsqu’un titre est téléchargé cela n’apporte aucun changement par rapport au fait que les utilisateurs possèdent les titres dans leur phonothèque. Il s’agit encore une fois d’augmenter le choix et de faciliter les recherches musicales.

Ainsi, contrairement au marché du disque, le téléchargement de la musique d’illustration n’est, en aucun cas, un frein pour l’économie du secteur, ni ne peut être considéré comme du piratage.

Il est donc légal, libre d’accès, et même développé à travers les moteurs de recherches mis en place sur les sites internet des éditeurs, le tout pour faciliter les recherches des utilisateurs qui souhaitent travailler de façon autonome.
Travail d’illustration et de graphisme, de la conception du packaging (définition du style et de la forme de l’emballage, en l’occurrence pochette ou jaquette, ainsi que livret ou guide officiel), de la photographie éventuelle, de la mise en page…

C’est une particularité importante que l’on relève ici : les librairies musicales de musique d’illustration n’ont pas peur du piratage. La multiplication des supports est une bénédiction pour leur part, car elle leur a permis de diffuser de manière beaucoup plus large leurs œuvres.

Et la musique d’illustration mérite que l’on s’y intéresse pour d’autres de ses aspects, ce que l’on fera très vite dans deux prochains articles !

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