CISAC quésako ?

a CISAC élit Jean-Michel Jarre au poste de nouveau Président, élargit la Vice-présidence à quatre postes : Javed Akhtar, Angélique Kidjo, Marcelo Piñeyro et Ousmane Sow

La CISAC élit Jean-Michel Jarre au poste de nouveau Président et élargit la Vice-présidence à quatre postes : Javed Akhtar, Angélique Kidjo, Marcelo Piñeyro et Ousmane Sow

Début juin, une nouvelle a été publiée dans les journaux: « Jean-Michel Jarre a été élu, jeudi 6 juin, à la présidence de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs » (Le Monde, 06.06.2013) La curiosité m’a alors poussée. Je ne connaissais pas exactement les missions et projets de cette organisation et j’ai décidé d’en apprendre plus. La Cisac est une « organisation internationale non gouvernementale, dont le but est de défendre les intérêts des créateurs et développer les normes professionnelles les plus exigeantes pour protéger leurs droits ». A priori, on peut se réjouir d’un tel projet. Les auteurs s’organisent enfin au niveau mondial pour faire respecter leurs droits et influer sur les décisions sur le numérique au niveau mondial  ! Tant mieux!

J’ai donc visité le site de la CISAC et plusieurs missions y sont évoquées. La principale est de coordonner les sociétés d’auteurs du monde entier.

– La CISAC veut ainsi créer un réseau international qui permet aux sociétés d’auteurs de représenter leurs membres dans le monde entier grâce à la « représentation réciproque ». La société d’auteurs du pays confie la gestion de leurs membres à l’étranger, à des sociétés sœurs.

– Dans un même but, la CISAC a également créé un système d’information commun et un contrat type de représentation réciproque pour une meilleure gestion mondiale des droits.

– Parmi les autres missions évoquées, on peut également citer l’aide à la création de nouvelles sociétés d’auteurs, le conseil grâce à des comités d’experts sur les questions juridiques et le soutien à la coopération entre société. L’idée étant toujours de coopérer pour garantir que les droits perçus reviennent aux créateurs pour l’utilisation de leurs œuvres partout dans le monde ».

Mais, l’article du Monde m’a interpellé. Deux citations sont employées et proviennent de deux personnalités d’une même organisation: la SACEM, « l’un des membres de ce réseau mondial » (sans doute pas un membre parmi d’autres!….) En effet, La Sacem, première société d’auteurs française, est la seconde société au monde par le nombre de ses membres. Il semblerait donc que la CISAC exporte le modèle français des sociétés de gestion collective. La mission de l’organisation n’est pas de réfléchir sur les problèmes du numérique et de la musique. Son rôle n’est pas d’inventer d’autres systèmes mais de promouvoir la gestion collective… à vrai dire, j’ai été quelque peu déçue…

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