C’est vert !

Depuis quelques années on entend régulièrement parler de développement durable. Et depuis peu ce dernier s’incruste même dans certaines discussions musicales.

Tout d’abord, un peu de théorie pour s’entendre sur le sens du développement durable. Il s’agirait d’un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Le lien entre musique et développement durable n’est pas anecdotique. L’économie musicale possède un certains poids, surtout dans les sociétés post-modernes, et la musique a toujours été un vecteur formidable pour les questions sociales et culturelles. C’est pourquoi plusieurs groupes et festivals ont fait des préoccupations écologiques un véritable fer de lance.

C’est ainsi que Tryo se présente groupe à développement durable garantit sans O.G.M (mais il faut ici comprendre sans Odieux Gros Marketing). Leur producteur Sébastien Pujol se fait également le défenseur du covoiturage lorsqu’il a constaté, après la réalisation d’une enquête sur la tournée du groupe, que 80% des émissions de CO2 étaient émise lors du transport du public. Est-il sage alors pour un groupe se clamant écolo de partir en tournée ? Et comme dirait Kevin Kleinman, qu’en est-t-il des orchestres et leurs avions ?

Aux niveaux des festivals, on citera l’association de festivals européens Yourope, regroupant plusieurs membres dont les Transmusicales, le Printemps de Bourges, Rock en Seine, qui a mis en place un label Green & Clean. Une labélisation qui permet d’obtenir une certaine image « verte » en plus de certains sponsors et aides publics. Est-ce vraiment par des préoccupations pour les générations futures que les gros festivals cherchent à y entrer ?

On pourra se dire qu’avec le numérique au moins on fera toujours moins de déchets qu’avec les disques. Hélas des études s’amusent à démontrer que le numérique n’est pas si propre que ça et qu’il est friand en dépense énergétique. Et oui, en faisant une recherche sur google pour savoir combien on dépense pour faire une recherche google, à une recherche près on utilise autant d’énergie qu’il en faut pour faire bouillir un verre d’eau… Enfin, lors du premier MeetupMaMA autour des métadonnées, Jacques Krischer a rappelé que la multiplication des uploads d’informations intutils représente un énorme gâchis énergétique. L’équivalent de plusieurs voyages Paris / New-York. Des comparaisons imagées hasardeuses mais parlantes.

La musique parle développement durable, mais là comme ailleurs on est encore loin d’être au vert, un gobelet recyclable sur un festival est déjà un premier pas.

A lire : Jean-Michel Lucas, Culture et développement durable Il est temps d’organiser la palabre…, Irma édition évolutic, 2012.

Focus Irma : http://www.irma.asso.fr/CULTURE-ET-DEVELOPPEMENT-DURABLE

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