Seine-Saint-Denis Style

N’en déplaise à certains qui veulent encore et toujours alimenter les clichés les plus tenaces, le 9-3 n’est pas uniquement le lieu de rencontre des dealers et des délinquants, il s’agit aussi de l’un des départements les plus florissants en terme de structures culturelles notamment des friches.

La friche culturelle, c’est-à-dire ?

La friche culturelle consiste en le réaménagement d’un espace industriel laissé vide et transformé en un lieu culturel, souvent associatif, pluridisciplinaire. Françoise Lucchini, géographe à l’université de Rouen et membre de l’équipe de chercheurs  La Friche  parle d’un paradoxe, « la friche industrielle évoque un espace vide et abandonné, tandis que la friche culturelle évoque une sorte d’entre-deux, qui porte encore les traces du passé mais mise sur un renouveau par de nouvelles activités. ». La friche a pour objectif de re-territorialiser l’espace mais aussi de mettre en avant de nouvelles formes artistiques dans un cadre atypique et libre. Cette ouverture est d’autant plus significative qu’elle met un point d’honneur à intégrer la population locale et à la faire interagir avec les artistes.

Le 93, est sans contexte l’un des lieux des plus propices à l’émergence de ce genre de structures. Territoire aux abords de la capitale et au patrimoine industriel chargé, le département est depuis 10 ans au cœur d’une opération visant à redorer son image en augmentant son attractivité. Un 9-3 plus sexy en somme.

6B

(Source : La petite couronne)

Les collectivités l’ont bien compris et à l’instar des aménagements du Grand Paris, les initiatives pour favoriser l’ouverture de structures culturelles alternatives se multiplient. Les Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen), La Villa Mais D’ici (Aubervilliers), La Brèche (Aubervilliers), le 6B (Saint-Denis), autant de structures qui ont pour point commun d’avoir été crées dans des zones urbaines jugées difficiles, et de mettre en avant la création artistique à travers des expositions, concerts, résidences d’artistes et installations éphémères. L’atout principal de ces espaces par rapport aux structures parisiennes, et qui leur permet une plus grande liberté de manœuvre, c’est leur taille ! 4000m2 pour le 6B et Mains d’Oeuvres, 1200m2 pour La Brèche.

Originalité et convivialité sont les maitres mots de ces espaces, qui deviennent de plus en plus incontournables ou quand richesse patrimoniale et culturelle se mêlent.

Alors profitons au maximum de la plage du 6B cet été dans le cadre de la FAR (Fabrique à Rêves). Évènement dans un premier temps éphémère (tout comme les locaux qui l’abrite), la FAR propose en 2013 pour sa 4° édition des ateliers, installations et pléthores de concerts alors n’hésitez plus et courrez siroter un petit verre de rosé sur les bords de la seine (saint-d’nis of course).

Plus d’infos .

Pour en savoir plus sur les partenariats entre collectivités et friches ->

http://s220407447.onlinehome.fr/forms/images/Weka_Boutique_WO-TAF0101/MAC3_864_monter_partenariat_collectivite_friche_culturelle_WO-TAF0101.pdf

Et encore plus de friches et de lieux atypiques ->

tableau-friches

(Source : Université de Rouen)

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s