A Tashkent, Gulnara a du réseau

L’Ouzbékistan, pays d’Asie centrale comptant environ 30 millions d’habitants, est un état dont l’indépendance vis à vis de l’URSS a été obtenue en 1991. A l’instar de nombreux pays du bloc de l’est, la situation politique du pays est récente et les mandats présidentiels de 7 ans semblent s’y succéder dans un enchaînement pavé de certitudes. On parle ainsi pour cette « démocratie » de président autocrate.

L’Ouzbékistan fait partie de la liste des ennemis d’internet émise par RSF en 2012. L’organisation dénonce dans son rapport un état à la politique incertaine voire cynique ainsi qu’un modèle de filtrage et de surveillance renforcée du web inspirée des modèles russes et chinois. Malgré cela, l’Ouzbékistan se démarque de ses voisins ennemis d’internet par une proportion d’internautes nettement supérieure : environ 3 400 000 personnes, soit près d’un tiers de sa population.

Concernant son panorama musical, l’Ouzbékistan semble s’autosuffir, sans afficher la moindre volonté de rayonnement international. On découvre dans un discours du président datant de 2011 décrypté sur le site next.libération.fr que la musique occidentale n’a pas sa place dans la culture ouzbèke. Le rap et le rock y sont décrit comme des «  des nuages noirs au-dessus de la tête de la jeunesse ouzbèke ». Pour étayer ces propos, le site mondomix.com, web magazine des musiques et cultures dans le monde, nous dresse le portrait d’un panorama musical ouzbèke aux airs traditionnels du pays et aux fusions limitées.

Mais il y a malgré tout certaines stars qui font parler d’elles en Ouzbékistan et à l’étranger. Il s’agit entre autre de la propre fille du président, Gulnara Karimova, qui est aussi ambassadrice de son pays à l’ONU. Elle est probablement la personnalité la plus médiatisée de son pays autant qu’elle en serait la plus haie selon un article du site Slate.fr.

Plus récemment, le site du quotidien suisse letemps.ch explique comment cinq chanteurs et groupes ouzbèkes se sont fait épinglés par « le comité officiel de promotion culturelle, Uzbeknavo, qui leur reproche de ne pas chanter la nation ». Ainsi, leur licence leur permettant de se produire sur scène en Ouzbékistan leur ont été retiré parce que leurs paroles n’acclamaient pas assez la grandeur de leur pays. Bien évidemment, ceci ne concerne en rien Gulnara Karimova qui n’a besoin d’aucune autorisation pour chanter des paroles simples et qui plus est en anglais.

Mais attention car la concurrence existe aussi pour la descendance présidentielle. Lola Ahmedova est une chanteuse aux allures pop-dance et dont la musique reste fortement inspirée du chant traditionnel ouzbèke (voici le trailer d’un de ses récents live). Elle profite probablement de la contre couverture médiatique de Gulnara pour se faire une notoriété d’abord en Ouzbékistan mais aussi, d’une façon bien moindre, à l’étranger. Il n’en reste pas moins que la musique ouzbèke est presque absente des réseaux commerciaux internationaux et des distributeurs numériques.

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