Tout le monde peut dire « Spice Girls » en Birmanie

Ce volet va nous porter jusqu’en Birmanie, un pays qui depuis quelques années, donne beaucoup de travail à nos journalistes. Depuis 2010, le pouvoir se dé-radicalise et la Birmanie ne cesse de montrer des efforts tendant vers la démocratie. Toutefois, les observations internationales récentes conservent certaines réserves sur le processus de démocratisation en cours. Reporters Sans Frontières, dans son rapport 2012 sur les ennemis d’internet place cette progression politique « Entre optimisme et vigilance » du fait que la liberté d’expression commence à être reconnue mais qu’à l’inverse, l’utilisation d’internet est restreinte ou surveillée.

Voici une situation de l’utilisation d’internet en Birmanie proposée par le Journal Du Net. Même si l’on voit que le nombre de serveurs sécurisés, le nombre d’abonnés en téléphonie ou le nombre d’abonné à internet en haut débit est en augmentation depuis le début des années 2000, il n’en reste pas moins surprenant de constater que le nombre d’internaute est passé de 100 000 à 500 000 entre 2010 et 2011 pour un pays dont la démographie est comparable à celle de la France (en termes d’échelle démographique il y a 55 millions d’habitants en Birmanie pour une superficie identique à celle de la France) qui comptait à janvier 2012 environ 40,24 millions d’internautes. Il faut donc comprendre que l’effort sur la démocratisation d’internet en Birmanie demeure insuffisant même s’il est remarquable.

C’est ainsi que les birmans découvrent récemment la liberté d’expression. Un reportage de France 24 met en avant ces artistes qui « sont nés pendant la dictature » apprennent et découvrent de nouveaux horizons grâce aux nouveaux médias et notamment par l’utilisation d’internet. Le site de soutient à l’opposante birmane Aung San Suu Kyi édite d’ailleurs un article détaillé sur l’évolution de la scène musicale birmane depuis 2010. Celui-ci nous explique la difficulté pour ces artistes birmans de trouver des moyens de production en Birmanie mais aussi à l’étranger du fait d’absence totale de lois sur la propriété intellectuelle.

Toutefois, certains projets musicaux birmans commencent à voire le jour et à s’exporter. C’est le cas du groupe Me N Ma Girls (l’équivalent des Spice Girls birmanes qui chantent sur des thèmes autrefois censurés) qui se sont vu offrir un contrat de 18 mois avec le producteur Power Music, installé à Los Angeles. Autres exemples cités par le Courrier International, ceux des groupes Side Effect et Blood Shugard Politik qui ont sorti durant la dernière année leurs albums en ligne sur Spotify et Itunes. Ces groupes de rock dont une grande partie des chansons est en anglais, faute de soutient de production, ont put mettre en vente leurs albums à travers le monde grâce aux plateformes distribution et de diffusion. C’est une avancée majeure pour ces musiciens d’un nouveau genre, d’une nouvelle ère, qui leur permet désormais de gagner la scène internationale.

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