Google dévoile les secrets du Palais Garnier

Une nuit Google est arrivé : il a sillonné tous les recoins du Palais Garnier pour dévoiler tous ces secrets. De Cracovie, de Phnom Penh ou bien de Toronto, à vos baskets la visite va commencer.

Une visite virtuelle du Palais Garnier

Un partenariat entre l’Opéra national de Paris et l’Institut culturel de Google a conduit au lancement de la visite virtuelle du Palais Garnier le 27 mars 2014.

Les internautes peuvent désormais explorer la salle, la scène, chaque loge et des espaces du Palais Garnier non accessibles au grand public. Les toits, richement travaillés, comme les coulisses et les réserves de costumes sont visibles avec une vue à 360°. Cette visite virtuelle lève aussi le voile sur le fameux lac, présent sous le Palais Garnier, qui a inspiré Gaston Leroux pour son personnage du Fantôme de l’Opéra.

Parallèlement, plusieurs œuvres d’art deviennent accessibles en haute résolution. Les détails du plafond de 240 m2 peint par Marc Chagall sont rendus visibles par une image composée d’environ 10 milliards de pixels. Elle est, à ce jour, la plus grande œuvre disponible dans cette résolution sur le site de Google. Une jolie façon de fêter le 50e anniversaire de son installation dans l’édifice.Détail plafond Chagall
Des expositions temporaires sont de même disponibles en ligne. L’exposition phare du site, créée en 2013 à l’occasion du tricentenaire de l’école française de danse, dresse 83 portraits d’étoiles de l’Opéra qui ont marqué l’histoire du ballet depuis la création du titre d’Étoile jusqu’à aujourd’hui.

Pour photographier ses images, la technologie Street view, dont les chariots permettent de circuler dans des espaces exigus, a été utilisée. 3,7 km de film du plafond ont été tourné dans le temple de la danse pour créer cette vue panoramique : « cinq personnes se sont relayées pendant trois jours et trois nuits pour photographier les moindres détails » précise l’AFP, une « prouesse technique compte tenu de la hauteur à laquelle elle se trouve (18 mètres), des conditions lumineuses de la salle de spectacle, et du caractère circulaire et courbe du support » ajoute l’Opéra de Paris.

Pour Christophe Tardieu, alors directeur adjoint de l’Opéra, les objectifs de cette visite répondent aux missions de service public et de démocratisation de l’établissement. Cette visite virtuelle permet de rendre visible Garnier au monde entier, participant ainsi au rayonnement de l’Opéra dans le monde.

Christophe Tardieu : « Nous sommes fiers de dévoiler, dans des conditions excellentes, les trésors de notre patrimoine. Le Palais Garnier est un lieu extraordinaire qui a eu le privilège de pouvoir travailler avec un partenaire exceptionnel, l’Institut Culturel de Google. Cette collaboration artistique, technique et pédagogique d’envergure s’inscrit parfaitement dans notre mission de service public : l’Opéra de Paris appartient à chacun. C’est pourquoi nous voulons l’offrir à tous ».

Amit Sood, Directeur de l’Institut Culturel, explique : «Ce partenariat est le résultat d’une étroite collaboration entre les équipes de l’Opéra et l’Institut Culturel. Le Palais Garnier est un lieu emblématique de Paris et nous n’avions qu’une petite idée des trésors qu’il renfermait. Nous sommes ravis de pouvoir accompagner cette institution pour les rendre accessible au plus grand nombre ». (Source : communiqué de presse de l’Opéra national de Paris)

Les controverses de ces opérations

Le Cultural Institute ou Institut culturel de Google, créé en 2011, est une plate-forme dont l’objectif est de donner accès au patrimoine mondial gratuitement sur internet (œuvres d’arts, monuments, documents d’archives). Versailles a, par exemple, inauguré en octobre 2013 sur le web l’exposition Louis XIV, la construction d’une image politique regroupant 200 portraits et 750 gravures du Roi. En 2011, le château était le premier musée français à s’associer à Google.

Google dévoile les établissements culturels mais aussi scientifiques, en dehors du Cultural Institute. C’est le cas du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire qui est l’un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires scientifiques du monde.CERN 1CERN 2

L’internaute peut se balader dans les dispositifs de recherches et admirer l’impressionnant réseau de fils et de tuyaux colorés.

 

Mais ce type d’opération n’est pas sans susciter quelques inquiétudes et polémiques. La première est celle de la fréquentation : les visiteurs ne vont-ils pas déserter le lieu ? Ce type d’opération peux-t-elle, au contraire, engendrer plus de visites, un rayonnement plus large ?
En 2013, l’ouverture de la visite virtuelle de la Tour EiffelTOUR EIFFEL, avec un dispositif similaire à celui de Garnier, a provoqué des réactions. Aurélie Filippetti a exprimé sa méfiance quant à l’équilibre des contrats établis entre les institutions culturelles et la plateforme. La Ministre de la Culture et de la Communication a marqué son opposition en refusant d’assister à l’inauguration.

 

Mais je vous le garantis, voir le Palais Garnier en vrai, c’est bien mieux ! Et malgré tous ces dispositifs, le temple de la danse garde ses secrets : seuls les initiés peuvent voir les ruches qui surplombe le Palais, toisez la pente de 8% de la scène avant d’exécuter un entrechat et découvrir le système antique d’incendie…

En attendant, la visite virtuelle c’est ici. Et si vous cherchez bien, vous trouverez peut-être les fameux chariots de Google Street view… A défaut de devenir un petit rat, faites-vous petite souris !

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