Publication du rapport Hearn : Développer l’entrepreunariat culturel

Le ministère de la culture et de la communication et celui de l’économie, du redressement productif et du numérique ont commandé à Steven Hearn un rapport sur « Le développement de l’entrepreunariat dans le secteur culturel en France ». Celui-ci a été publié le 26 juin dernier.

Après avoir mené une centaine d’entretiens auprès d’entrepreneurs, d’acteurs financiers, de responsables de dispositifs d’accompagnement et de représentants des pouvoirs publics, les auteurs ont relevé les caractéristiques suivantes propres au secteur culturel.

En effet, les entrepreneurs de la culture, bien au.ayant un niveau d’études globalement élevé sont généralement peu formés à la gestion et création d’entreprises. Les initiatives entrepreunariales sont ainsi plus orientées vers le sens du projet en lui même plutôt que vers la rentabilité de l’entreprise. Cela se traduit par des structures peu construites aux capacités d’innovation peu reconnues ou se trouvant face à un manque de compréhension des autres acteurs économiques et financiers. Le plus souvent c’est la forme associative qui est choisie au commencement du projet avant d’évoluer vers une forme classique d’entreprise. L’obstacle majeur auquel sont confrontés les entrepreneurs culturels dans le développement de leur activité reste l’accès à des sources externes, surtout en raison d’une mauvaise assimilation du modèle d’affaires de ces entreprises par les structures d’accompagnement.

Face à ces difficultés et pour « sortir de la spirale anti-économique », 8 recommandations à coûts constants pour les finances publiques ont été formulées :

1) Insérer les entreprises du secteur culturel dans les programmes de stimulation de l’entrepreneuriat et de l’innovation : crédits impôt recherche, statut de jeune entreprise innovante, programme « french tech » développé par la Banque Publique d’Investissement (Bpifrance)…

2) Intégrer certaines entreprises culturelles dans le champ de l’économie sociale et solidaire en cohérence avec la nouvelle loi en discussion parlementaire

3) accompagner le passage du modèle associatif marchand vers les modèles entrepreneuriaux autour des 3 axes suivants : assistance pour constituer son capital social, étalement des charges les trois premières années, adossé sur un chiffre d’affaires réalisé et non provisionnel, maintien des mêmes conditions d’accès aux subventions et dispositifs de soutien public

4) créer un outil piloté par Bpifrance consacré à l’amorçage des entreprises du secteur de la culture : l’objectif est, via des appels à projets, de financer des sociétés développant des projets ou produits culturels innovants, à fort potentiel créatif, pouvant s’exporter

5) Favoriser l’émergence et la consolidation de structures d’accompagnement des entrepreneurs du secteur en incitant à la structuration de clusters régionaux

6) Soutenir la communication et à la réflexion sur le rôle de l’entrepreneur culturel

7) Encourager la création d’une représentation des entrepreneurs culturels : rassemblement structuré et organisé à l’échelle nationale

8) Développer un site internet ressource en renforçant la plateforme entreprendre-culture.fr

 

 

 

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