#hashtags# #music #usefulness?

A charge de #trending topics (ou #sujets #d’actualité pour reprendre les termes #twittos), #facebook a, il y a quelques semaines déjà, incorporé les #hashtags dans son système. Interrogeons nous ici quant à la pertinence d’intégrer à l’#industrie de la #musique ce phénomène sociétal qu’est le #hashtag. Ces marqueurs de métadonnées sont utilisés sur internet pour marquer et rassembler les contenus à mots-clés.

#hashtag

Trop de #hashtags tue-t-il le #hashtag ? Si l’outil permet à priori aux intéressés de gagner en visibilité sur la Toile, de faire des liens entre les différents sujets et d’atteindre un haut niveau d’interaction entre les différents acteurs, pro ou amateur ; ce serait un euphémisme que de dire que l’on ne sait plus où donner de la tête. Sur les réseaux sociaux et plateformes utilisant les #hashtags, à savoir, #Facebook, #Google+, #Instagram #Pinterest, #Tumblr, #Twitter, #YouTube et #LinkedIn, les mots-dièses foisonnent de partout et ne se ressemblent pas.

Car si l’usage modéré et approprié peut s’avérer bénéfique, l’usage actuel de la « plèbe » des planètes twitter et facebook ne lui rend pas honneur. Aucun #hashtag n’est imposé, et personne n’ira vérifier que le contenu de votre post correspond bien au #hashtag inclus. Autrement dit, à base de #acoustic, #gig et #nowplaying, c’est la pêche à l’info.

Alors l’artiste musicien a-t-il intérêt à utiliser les hashtags ? L’optimisation du référencement grâce aux hashtags a-t-elle sitôt apparu qu’elle s’en meurt déjà ? S’appuyant sur l’article des inrocks annonçant la fin du hashtag. Car le hashtag, succombant à ses dérives, n’est plus que finalement « enterré sous la masse d’information balancée sur le sujet ». Ainsi, si le hashtag reste au sein d’une petite communauté d’intérêts, son usage peut être optimisé, mais lorsque le sujet prend d’autres proportions, les trois millions de tweets au même sujet empêchent de filtrer et d’obtenir les bonnes informations.

Peut-on sans peine utiliser twitter pour un jeune artiste nouvelle scène et l’abandonner une fois sa carrière lancée ? Car selon les inrocks, ce serait de l’utilisation envahissante et globalisée du hashtag que débuterait sa chute et sa disparition.

Qu’en est-il de l’utilisation par les artistes musiciens alors ? Certains, surfent sur la tendance, à la manière de Robin Thicke et son titre Blurred Lines, qui met le #hashtag# au centre de son clip vidéo.

 

D’autres argumentent que le #hashtag rend le post esthétiquement illisible, tant son utilisation est absurde. Alors, #hashtag ou pas d’#hashtag ? 

Patachou. 

Publicités

« Vinyl sounds better », mais à quel prix ?

vinyl sounds better

Ces cinq dernières années, l’explosion du vinyle dans la planète techno a corrélativement fait apparaître sur la Toile une ribambelle de distributeurs en ligne de vinyles.

Alors que l’achat de vinyles semble prendre tout son sens chez les disquaires indépendants, la révolution numérique a aussi grandement influencé sur le « tout analogique ». Et désormais c’est majoritairement par le biais des distributeurs en ligne de vinyles que la planète techno se fournit en galettes noires.

Présentons rapidement les principaux distributeurs :

www.decks.de pionnier dans son genre, decks possède la complète panoplie du dj. Une base de données complète recensant charts, pre-sale, repress et nouveautés, un lecteur de bonne qualité, un référencement comparatif pertinent, du matériel performant et merchandising en vente. Victime de son succès, les vinyles en vente, souvent en faible quantité (entre 150 et 1000 copies par release) sont très rapidement sold-out. Avec une distribution quasi universelle, decks s’est vu ériger en premier site de vente de vinyles en ligne. 

deejay.de

www.deejay.de et www.juno.co.uk petits frères respectivement allemand et anglais sont apparus récemment et dépendent bien souvent eux-mêmes de decks. Soit qu’ils achètent les vinyles chez decks le « major » et les revendent ensuite sur leurs propres plateformes. Ils sont néanmoins aussi souvent les premiers maillons de la chaîne de distributeurs de jeunes labels techno car ils offrent des conditions contractuelles souvent plus intéressantes que decks.

Seulement, le marché du vinyle s’assombrit. Et lorsque les ventes sont closes, que plus aucun des distributeurs n’a en stock la très convoitée galette noire que tout le monde s’arrache, c’est le marché noir qui s’ouvre alors et prend, bien trop souvent, des dimensions absurdes.

C’est www.discogs.com qui prend alors le relais. Lorsque le marché « officiel » est saturé, ce sont les particuliers, voire même les disquaires indé qui s’y collent. L’idée est simple. Vous cherchez un vinyle second hand ou même jamais joué, vous vous rendez alors sur discogs et trouvez à l’aide du nom de l’artiste, du label ou de l’EP, le vinyle en question. Vous avez ainsi accès à la liste des revendeurs de ce vinyle partout dans le monde. Une sorte d’ebay du vinyle. Très honorable dans l’idée, puisque l’on admet sans problème que les goûts personnels varient et se diversifient, et donc que chacun ait envie à un certain moment de renouveler sa discographie.

Le problème majeur se situe dans l’ampleur qu’a pris cette pratique de « vide-grenier » de vinyles. Et si les images parlent souvent mieux que les mots, en voici un exemple flagrant. Ci-dessous, un vinyle datant de 1996 et produit par le maestro Ricardo Villalobos sous l’un de ses pseudonymes à connotation fortement allemande « Richard Wolfsdorf » :

Sans titre

A hauteur de 170€ et jusqu’à un prix de 10’000€ (mais est-il sérieux ?) vous pourrez donc acquérir ce précieux sésame, payé environ 7€ par l’acquéreur originel. Et que retire l’artiste de cette revente ? Strictement rien. La revente entre particuliers dévoile ici ses zones d’ombre. D’un monde de passionnés et de collectionneurs, le marché noir du vinyle a fait monter le sang au visage de nombreux artistes et distributeurs. Cela a eu tant d’impact qu’aujourd’hui certains distributeurs limitent l’achat de vinyles à un exemplaire par particulier. Car autant vous dire que certains en font leur métier. A force d’éplucher les distributeurs de vinyles et les habitudes des consommateurs, certains achètent en masse un vinyle qui se révélera rapidement sold-out pour ensuite faire monter les prix sur le marché parallèle. Mais plus choquant encore, les disquaires indépendants ont eux aussi leur page discogs. Et lorsque le vinyle n’est plus disponible à la vente, ils augmentent subséquemment leur prix de quelques dizaines d’euros, directement à leur profit personnel. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’en pénétrant dans un disquaire il y a quelques mois, celui-ci me proposa le vinyle recherché à 40€, sous prétexte qu’il n’était plus disponible sur les distributeurs en ligne et donc devenu une perle rare.

C’est dans une grande consternation que se trouvent actuellement les distributeurs et artistes, contraints de « souffrir » le marché noir du vinyle. Certains labels pourtant, ont réussi à prendre les devants et choisi de faire échec au marché noir. Citons le légendaire label Perlon, dont les vinyles se revendaient jusqu’à peu bien trop chers, qui a cette année effectué de nombreux repress de vinyles datant des années ’90 et ’00. Mais si les repress ne sont pas monnaie courante aujourd’hui, il s’agit pourtant d’une excellente alternative au marché noir, qui remue encore trop d’argent entre ceux qui n’ont aucun mérite, à part celui d’avoir acheté les bons vinyles au bon moment.

Et pour finir sur une note musicale, prenons le temps d’écouter cette merveille de techno minimale signé Ricardo Villalobos aka Richard Wolfsdorf, vendu au dérisoire prix de 170€ (…)

Patachou.

Studio r°, ou l’entrée dans l’ère du streaming

Outil technologique conçu pour la diffusion live et/ou différée d’un concert filmé, le streaming video a conquis les salles de spectacles, tant urbaines que classiques et évidemment rapidement fidélisé le public « frustré » de ne pouvoir assister aux concerts rêvés à l’autre bout du monde.

Partant du concept d’offrir ou de proposer à l’achat la diffusion d’un concert auquel l’on ne peut assister, les pros du streaming ont répandu la pratique et grandement contribué à l’expansion du phénomène du « live @ home ». Ainsi en quelques années, le streaming a atteint un degré de professionnalisation qui tend même à proposer une qualité supérieure de son et vidéo que le concert live en lui-même.

Dans la planète techno, le streaming est devenu un mode de consommation à part entière de la musique. Preuve est que les compagnies de streaming fleurissent autant que les festivals. Pour n’en citer que quelques-uns, be-at.tv ou dancetrippin.tv, qui a eux deux balaient la grande majorité des festivals techno d’Europe, mais aussi grandcrew.com qui a couvert les Nuits Sonores de Lyon ou encore boilerroom.tv qui ont eux, créés leurs propres évènements à travers le monde. Et si Boiler Room fonctionne sur le principe d’une soirée intimiste avec un public très restreint et a donc bâti son véritable public sur la diffusion sur internet de ses évènements, d’autres sont allés plus loin encore. 

studioR

Car le streaming se suffit désormais à lui-même. Avec des slogans tels que « the party’s at your house », la pratique du streaming maison a pris une autre tournure. Présentons alors  StudioR qui est, comme son nom l’indique, un studio. StudioR n’accueille pas de public, n’a pas de bar, ne possède ni vigiles, ni carré VIP, ni même caméramans. StudioR a vocation à recréer le studio de l’artiste invité le temps d’une heure ou deux.

Avec une installation technique de grande qualité, les berlinois de StudioR se sont rapidement fait une place toute particulière au sein de la planète techno. C’est simple. Ils ne font que du streaming, en live et différé. Une bonne caméra placée au-dessus du dj, quelques platines, un micro branché directement sur la table de mix et… c’est tout. Aucune distraction, juste unanimement un set de qualité.

Le dj est seul visible sur la caméra, il n’y a pas de bruit environnant et donc aucune distraction ambiante. Le DJ en train de mixer. Et sa musique au centre. Une qualité de vidéo surprenante, car hébergée sur l’une des meilleures plateformes vidéo qu’est inconditionnellement VIMEOEquipé d’un bon casque et d’une relativement bonne connection internet, la planète techno peut ainsi profiter 24h/24 de la diffusion en continu de la chaîne studior.tv. Avec un design très épuré, « This is studio r° » ne donne pas dans les fioritures, ne fait aucune publicité et sélectionne merveilleusement bien ses artistes. De Berlin à Istanbul, d’Ibiza à Mykonos, djs confirmés ou nouvelle scène, il suffit de cliquer sur PLAY pour découvrir des sets exclusifs de vos djs adorés ou découvrir de nouvelles perles de la nouvelle scène techno. 

Dans le studio berlinois de studio r°, la musique se regarde et s’écoute depuis chez soi. Nulle part ailleurs. Avec un timetable journalier et une rediffusion complète des sets en « libre service », l’internaute choisit alors d’écouter ses sets en différés ou d’assister aux diffusions live au gré de la sélection H24 !

Et pour fêter le premier anniversaire du studio r° –> rendez-vous au katerholzig (ça rappellera quelques souvenirs à certains d’entre vous!) le 19 juillet pour le Studio r° Micro Festival regroupant une bonne bande de djs ayant durant l’année contribué au projet Studio r° et dont les sets sont toujours disponibles en streaming sur http://www.studior.tv

Le tout en images et son par l’un des meilleurs djs de l’écurie Freunde Am Tanzen, accueillons au Studio r° Daniel Stefanik et son set ultra énergique : cliquer ICI and click on PLAY.

Patachou. 

« Just analog fun, with a digital device… »

De CD promos en communiqués de presse, il n’y a qu’un pas vers la poubelle dans les maisons des promoteurs. Consternés du faible retour médiatique des promos dites classiques, le label allemand Kontor Records a quelque peu bouleversé les conventions et fait de son opération promotion une expérience tactile et divertissante, pour le moins inédite.

La maison de disques a ainsi magistralement orchestré son opération promotion, qui s’est par la même transformée en opération marketing, puisque la vidéo qui suit s’est répandue sur la Toile à une vitesse fulgurante.

A l’origine de l’opération, un constat. Celui de la piètre indifférence des promoteurs musicaux face aux envois de CD promos. Puis la sensation qu’il fallait en faire davantage. Que quelque chose de différent et de surprenant devait être proposé.

Pour la promotion du nouvel EP de Boris Dlugosch, Kontor Records a alors envisagé l’inédit et tout misé sur la curiosité que suscite l’objet en question. Deux éléments. Un vinyle. Et une application pour smartphone. L’évocation de ces deux termes paraît en soit paradoxale. On voit mal comment la mécanique de la lecture du vinyle sur la platine pourrait s’accorder d’une application smartphone. Mais il n’en est rien. C’est un vinyle d’un nouveau genre. C’est bien l’application smartphone qui se charge de la lecture du vinyle. Mais assez parlé, la vidéo qui suit fera sans aucun doute ouvrir grand vos yeux.

Alors que penser de la tendance vinyle et de ses « dérives » technologiques ? Certains s’acharnent à réfuter sa possible pérennité dans le « tout numérisé », d’autres y voient une bouée de sauvetage au naufrage du support physique. D’aucuns n’argumenteront pourtant que ce n’est qu’un mirage. Et une révolution vinyle est peut-être en marche. Avec une hausse exponentielle des ventes et une majoration de 18% en 2012 aux Etats-Unis (source : Nielsen Soundscan), le vinyle fait mouche parmi les consommateurs. Du côté des professionnels, la majorité s’accordera pour dire qu’il ne répond pas aux attentes contemporaines des consommateurs, bien que ce soit un bel objet de collection. Et puis l’infrastructure sonore nécessaire pour l’apprécier revient à un prix relativement élevé. Autrement dit, être consommateur de vinyle, cela n’a rien de pratique.

Néanmoins ici, la lecture du vinyle est assurée par l’application pour smartphone « Back to Vinyl », édité par l’agence créative Ogilvy. Pas de platine, pas d’ampli, pas de sono. Pas le son du vinyle non plus, certes. Mais un taux d’écoute des promoteurs jamais atteint par le label, évalué à 71% des 900 promos envoyées, soit 64% de plus qu’auparavant.

Le colis est en fait simplement doté d’un code-barres. Le vinyle se place alors sur une platine en carton, comme pour de vrai. Sauf que c’est en carton. C’est le smartphone qui fait alors office de bras de lecture et de diamant. En scannant le code-barres à l’aide de l’application, le morceau est chargé sur le smartphone et l’auditeur peut alors tactilement déplacer le « bras de platine » numérique et le curseur pour écouter à sa guise le morceau en question. Ce nouveau format est ainsi baptisé « The Office Turntable », la platine de bureau. En carton.

office turntable

Et si la société Ogilvy Action Germany créatrice de l’application « Back to Vinyl » semble vouloir développer son activité commerciale et intéresser d’autres professionnels, il y a là matière à réflexion. On pourra d’abord se demander ce que cherchent les consommateurs de vinyle ? Une qualité de son ? Un bel objet ? Assurément les deux. Seule une des deux exigences semble ici remplie, puisque le son est celui du haut parleur du smartphone, en l’occurrence de l’iPhone, que l’on sait acceptable, mais loin d’être idéal pour l’écoute musicale.

office turntable 2

En tout cas, le label allemand Kontor Records aura su faire parler de lui. Et en-tête de l’ingéniosité, la vidéo Youtube, qui a grandement contribué à sa propagation parmi les divers publics cibles. Avec un quota largement atteint de professionnels « conquis » par l’opération, c’est aussi là façon de démontrer la possible compatibilité entre les technologies numériques et l’ancêtre du compact disc, perçu aujourd’hui comme un support archaïque et obsolète.

Un vinyle qui se lit au smartphone, du jamais vu ? Certainement. Et l’on applaudit sans hésiter l’inventivité de la création. Et pour cause. Le label Kontor Records a véritablement émerveillé tant les puristes du vinyle que les adeptes du format numérique, et là se situe sans aucun doute la réussite de l’opération.

Patachou.

Le Coup d’Eclair des Disquaires

Record Store Day US 2013

Record Store Day US 2013

A la question « le numérique a-t-il tué le support physique ? », vous obtiendrez probablement l’affligeant acquiescement unanime des majors et des professionnels du disque, tantôt résignés et tantôt fatalistes. Le téléchargement illégal dénoncé coupable, le futur du compact disc ne se dessine, au 21e siècle, que trop abstraitement dans le viseur des majors.

Et pourtant, dans le petit monde des indés, la défaite est de courte durée. A coup d’associations, de réunions, d’intellectualisation et de concrétisation, les stratégies de sauvetage du support physique sortent enfin la tête de l’eau. Et à l’origine du sauvetage, Michael Kurtz et ses compères biberonnés à l’American Dream. Président du Music Monitor Network, il fonde en 2007 aux Etats-Unis le Record Store Day, en s’inspirant du Free Comic Book Day, qui a pour ambition de rassembler les consommateurs dans leurs commerces de proximité. Appliqué aux vinyles, le concept a modifié les variables. L’objectif ? Inciter les consommateurs à se rendre dans les disquaires indépendants en proposant l’inédit. Rééditions sold out et avant-premières, titres inédits et duos improbables, la première édition est une réussite tangible. Et c’est avec pour leitmotiv « First come first serve » que les consommateurs se sont rendus en masse dans leurs disquaires de proximité. Avec un soutien affirmé des artistes et labels, mais aussi et surtout grâce à une promo hyperactive sur la Toile, le Record Store Day prend de l’ampleur année après année, pour se répandre comme un mouvement révolutionnaire dans la planète indé, la résurrection du disque vinyle à l’honneur.

Depuis 2008 aux Etats-Unis et 2011 en France, lors du troisième samedi du mois d’avril, les disquaires de par le monde célèbrent le printemps du vinyle, merchandising et disques vinyles « nulle-par-ailleurs » fleurissant de parts et d’autres. Le concept est alors d’éditer un nombre limité de vinyles labellisés Record Store Day, soigneusement choisis par l’association nationale regroupant les disquaires indés (en France, le CALIF – Club Action des Labels Indépendants de France) et en étroite collaboration avec les artistes. Les vinyles seront alors délivré aux disquaires participant à l’opération. Mais la cause a gagné d’autres passionnés : Agnès B. a hébergé dans ses locaux parisiens le célèbre disquaire rock indé d’outre-Manche ROUGH TRADE le temps d’un week-end, tandis que PIAS France a exceptionnellement ouvert ses locaux aux curieux et ressorti son fonds de catalogue. Concerts acoustiques, showcases, lives et djsets, ce samedi 20 avril 2013 a réjouit amateurs et professionnels, délivrant comme un avant-goût de la fête de la musique et surtout prêchant l’authenticité du support physique. Pochettes artistiquement travaillées et disques colorés, le rapport du consommateur au medium musical qu’est le vinyle s’est trouvé, le temps d’une journée du moins, fortement consolidé. Mais si l’opération doit notamment son succès à l’effet « vintage » du disque vinyle parmi le flot de numérisation du 21e siècle, c’est avant tout une préparation adéquate du terrain sur le web qui a permis une telle réussite. De l’app pour smartphones permettant de localiser les disquaires, les copies dispo et les titres inédits dans votre région, aux pochettes teasers annonçant chaque jour du mois précédant l’opération les releases à découvrir, en passant par la soirée sur invitation à gagner sur le site du Disquaire Day regroupant des artistes y ayant collaboré, il semble que les stratégies de web marketing ont su côtoyer à merveille le disque vinyle. Chaînes Youtube et Vimeo ultra-fournies, twitters up-to-date… et si l’on rentabilisait les réseaux sociaux ? En France, ce sont 150 artistes qui ont apporté leur soutien au Disquaire Day dans 176 disquaires indépendants à travers la France. 

Alors, à la question « le numérique peut-il sauver la galette noire ? », vous obtiendrez probablement l’enthousiaste acquiescement des disquaires et artistes indépendants.

Record Store Day 2013 aux USA – Le pressing des vinyles par Jack White, Ambassadeur

JACK WHITE: RECORD STORE DAY 2013 AMBASSADOR from Record Store Day on Vimeo.

Le « rituel du disquaire » par la scène parisienne indé :

Disquaire Day, Paris 2013 from Rose Saumon on Vimeo.

Patachou.