Un art multimédia : le VJing

Le VJing (tiré de VJ, littéralement Video Jockey) consiste en une performance d’animation visuelle projetée en temps réel et synchronisée à de la musique. En quelque sorte, le VJ est à la vidéo ce que le DJ est à la musique.

Depuis longtemps maintenant, on synchronise la lumière à la musique avec les boules à facettes, stroboscopes et autre. Puis, dans la seconde moitié du 19e siècle est arrivé le clip, œuvre audiovisuelle destinée à une musique particulière et à promouvoir son artiste. Ça et les avancées technologiques feront naître le VJing. Le Vjing est un art multimédia car il mêle musique et image. On parle bien de performance artistique, le but n’étant pas la promotion d’artiste puisque contrairement au clip, la performance se fait instantanément et ne peut donc pas être diffusée en masse.

VJ

Très peu connaissent le terme « VJing », mais beaucoup celui de « mapping », qui, on le sait, a beaucoup de succès. On parle de mapping lorsque l’on projette des images sur des structures en relief, des monuments, comme le spectacle « rêve de couleurs » qui consiste à faire revivre les couleurs de la cathédrale de Reims, ou encore la fête des lumières de Lyon (fête liée à la tradition religieuse) lors de laquelle la ville est plongée dans des projections de toutes sortes. Le mapping peut également servir à créer des images à 360° où  les spectateurs peuvent parfois interagir avec le dispositif pour transformer le visuel à leur gré.

Le VJing, lui, est un mixage d’images et de séquences vidéos plus ou moins courtes, tirées de VHS, de DVD, ou créées de toutes pièces par ordinateur. La particularité de cette discipline est l’improvisation.

 A l’heure de notre ère numérique, la sphère de l’image live se développe de plus en plus. Une nouvelle scène est en train de se créer. Celle-là même est à l’origine de nouveaux festivals comme Vision’R VJ Festival, ou encore Contact-Europe VJ festival. Le Vijing intègre également de grands festivals comme Le Printemps Numérique de Montréal ou le Mapping Festival de Genève dans lequel des contest de VJing se tiennent lieu. Les VJer endossent à la fois le rôle de technicien et également celui d’artiste. Tout comme il n’est pas rare de voir des musiciens accompagner la performance VJ.

Contest de VJing

Contest de VJing

Performance VJ lor du Printemps Numérique de Montréal

Performance VJ lor du Printemps Numérique de Montréal

Mais le VJing soulève beaucoup de débat. Souvent exploité de manière « expérimental », certains sont pour le sens, d’autres non. En effet certaines personnes traduisent un sens, des idées à la performance et peuvent parfois l’utiliser comme outil politique. D’autres le voit comme un art abstrait. De plus, cette discipline de l’éphémère soulève beaucoup de question quant à l’archivage. Les changements scénographiques d’une salle à l’autre sont à prendre en compte, et une performance VJing ne s’exporte pas facilement. Le « momentané » peut mettre en péril la reconnaissance du VJing qui souffrirait d’un gros manque de diffusion. Pourtant, c’est une discipline qui demande du travail et de l’empirisme. Les traces d’une performance se font par courtes vidéos sur différents plans (pour plus de dynamisme), des photos, et des témoignages. Ce qui permettra la pérennité de la discipline et une carte de visite pour ses artistes.

On trouve de plus en plus d’ateliers et de master class pour s’essayer au VJing et donner accès à du matériel technologique aux personnes qui ne peuvent pas se permettre de se les offrir. Pour les intéressés, on en trouve à l’Irma (centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles). Ces ateliers permettent de faire découvrir la discipline et de la démocratiser.

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Musique et mémoire

musique et mémoire

Qui n’a jamais écouté un morceau de musique qui fasse resurgir un souvenir ? Qui n’a jamais pleuré, ou à l’inverse sauté de joie à l’écoute d’un autre ?

Nous ne sommes même pas surpris de voir que ce que nous écoutons affecte tout autant les personnes qui nous entourent.

Oui, la musique à de réels bienfaits sur nous les hommes. Elle adoucit les mœurs, elle permet aussi de restaurer, maintenir ou même améliorer la santé sur les plans physique, psychique, social et spirituel Déjà à l’époque de l’antiquité on lui attribuait des pouvoirs magiques ou de guérison. On soignait les personnes atteintes de troubles mentaux par des « cures de musique ». Mais ce n’est véritablement qu’au 20e siècle que l’on s’y intéressera de plus près, par des recherches scientifiques et l’arrivée du métier de musicothérapeute dans les années 60.

La musique est également très utile et même bénéfique pour la mémoire.

Mais comment marche la musique sur notre mémoire?

Jusqu’alors on pensait que la musique se répercutait dans la partie droite du cerveau. Avec l’avancée des recherches scientifiques, on sait maintenant que l’écoute de la musique active les deux hémisphères et une multitude de zones.

Les zones activées par la musique sont communes à celles activées par la mémoire. Le lobe temporal distingue les sons, leur tonalité, leur hauteur mais il prend également en charge la mémoire. Le système limbique, lui, est spécialisé dans la mémoire et les émotions. En bref, mémoire, musique et émotion sont étroitement liés, C’est pour cette raison que la musique peut faire grand bien aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Cette maladie touche le lobe temporal et le lobe frontal qui lui, régule le comportement, s’occupe d’une partie de la mémoire, du raisonnement, de la conceptualisation et de la coordination des mouvements. Il comprend aussi la zone du langage, qui s’occupe de mettre des mots sur les pensées

Les personnes souffrant d’Alzheimer peuvent ne plus savoir l’âge qu’ils ont, mais elles se rappelleront très bien de la mélodie d’une musique de leur plus tendre enfance. D’autres ne pourront même plus parler, mais pourront chanter spontanément les paroles d’une musique dès les premières notes.

Pour rééduquer la mémoire, mais aussi pour améliorer les capacités sociales, mentales et physiques d’une personne, il y a la musicothérapie. Pour les personnes souffrant d’Alzheimer, elle aide à retrouver des souvenirs oubliés. Il existe deux pratiques : l’une basée sur la musicothérapie réceptive, qui consiste à écouter de façon passive de la musique pour en ressortir des émotions, l’autre sur la musicothérapie active, qui consiste à faire participer la personne à la pratique de la musique pour stimuler sa psychomotricité.

Même si la musicothérapie ne peut pas guérir la maladie d’Alzheimer, elle peut cependant la ralentir.

Le cerveau est  capable de s’adapter et de se réorganiser très rapidement en cas de lésions. Ainsi, si une zone est abîmée, les fonctions normalement attribuées à la zone lésée peuvent être prises en charge par une autre région du cerveau. Pour les enfants autistes, la musique peut être un substitut du langage par lequel ils pourront se familiariser avec l’autre.

La musique aura le rôle de passerelle entre les émotions intérieures parfois très enfouies et la réalité extérieure.

La scène rémoise en effervescence !

Reims, capitale de… l’électro, du rock, de la pop, du hip hop ? Ne vous posez plus de question, toutes ces réponses sont justes.

Depuis maintenant quelques années, la scène rémoise a su s’imposer dans le monde de la musique, tant au niveau national qu’au niveau international. Les nombreux artistes émergents de cette « cité des sacres » connaissent aujourd’hui un énorme succès. Yuksek, Brondinski, Woodkid, The Shoes, The Bewitched Hand, Barcella… Mais pourquoi ?

Reims était jusqu’alors cette petite ville provinciale, plus connue pour son champagne, les ravages de la guerre 14-18, Jeanne d’Arc, le sacre des rois de France, sa cathédrale… Ses habitants la qualifiait de « ville morte », rien ne se passait jamais à Reims, c’était d’un ennui ! Souffrait-elle sans doute de sa proximité avec Paris.

Désormais, cela appartient au passé. La scène musicale rémoise est en effervescence depuis déjà 4 ou 5 ans et son activité culturelle, en pleine agitation. Autre que les facteurs logistiques, tels que l’accessibilité de la ville avec l’arrivée du TGV, les nouvelles formations étudiantes comme Science Po, c’est avant tout grâce à un état d’esprit. Eh oui, Reims est une petite ville mais un grand village ! Les connexions se font rapidement et favorisent les collaborations (bien qu’elles puissent, à l’effet inverse, mener à des crêpages de chignon). Les artistes rémois, eux, en ont fait une force.

Prenons, par exemple la scène électro de Reims. Yuksek fut le premier artiste rémois de musique électro à connaître le succès. Il a voulu en faire profiter ses amis, avec qui il a fait de la musique depuis toujours, c’est comme ça que c’est dévoilé des artistes et groupes d’artistes tels que Brodinski, The Shoes, The Bewitched Hands, Barcella et bien d’autres. Tous ces artistes dessinent le paysage musical rémois, oui un paysage, car si les médias ont mis l’accent sur la scène électro, Télérama, Trax, les Inrocks… c’est véritablement un panel de tous les différents styles de musique qu’on y retrouve. Mais il serait trop facile de penser que de simples « relations » puissent jouer sur la notoriété de ces artistes.

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The Shoes, Yuksek, Brodinski, Monsieur Monsieur pour la marque CHMPGN

Les politiques publiques ont grandement aidés les artistes de la ville. Tout d’abord, il y a eu l’ouverture de la Salle de Musiques actuelles (SMAC), la Cartonnerie en Février 2005. Bien plus qu’une salle de concert, cette structure comporte des studios, un centre d’informations et conseils, et peut accueillir des artistes en résidences ainsi que de jeunes associations spécialisées dans la musique enregistrée ou le spectacle vivant. La Cartonnerie bichonne ces jeunes talents pour qui elle met à disposition de précieux outils, affute leur qualité artistique. Elle est un véritable tremplin pour eux.

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La Cartonnerie, Reims

Les politiques publiques laissent une place très importante à la culture, et la ville de Reims se voit mère de multiples festivals dont le célèbre Elektricity pour la musique électro, les Flâneries Musicales pour la musique classique, Le Boom Bap Festival pour la musique, et plus largement, la culture hip hop.

FESTIVAL  ELEKTRICITYFestival Elektricity, édition 2012.

La vie culturelle rémoise est sans cesse ponctuée d’évènements culturels en tout genre qui attire encore et encore de nouvelles populations. Si vous passez par-là, voyez par vous-même !