Lancement du service Amazon AutoRip

Lancé il y a plusieurs mois aux Etats-Unis, le service AutoRip proposé par Amazon est arrivé en France le 25 juin. Les clients Amazon qui achètent un CD ou un vinyle, obtiendront automatiquement une copie de l’album qu’ils viennent d’acheter au format MP3 directement ajoutée sur Amazon Clouds Player et pourra donc être écoutée gratuitement par le client immédiatement, avant la livraison du disque.

Plus de 400 000 albums sont éligibles au service AutoRip et distingués sur le site par un logo.
Très simplement, une fois la transaction effectuée, Amazon vous propose d’ajouter le disque dans votre Cloud Player, son lecteur en ligne. Votre accord donné et l’album devient accessible depuis toute plateforme permettant d’accéder au Cloud Player (Kindle Fire, Android, iOS, TV Samsung, Roku, Sonos ou navigateur web), mais il est également possible d’en faire une sauvegarde sur son disque dur.. La qualité audio est de 256kbits/s et peut décevoir les mélomanes soucieux de la qualité sonore (le format MP3 est un format avec perte.). Amazon n’a pas indiqué si le service proposera à terme d’autres formats sonores. L’idée est pour autant intéressante et pourrait être améliorée assez simplement.

Ce service est rétroactif, concerne tous les albums labellisés AutoRip achetés depuis 1998 et est disponible sans surcoût.
Les albums ainsi conservés dans le nuage ne sont pas décomptés de l’espace disponible sur le Cloud Player. Amazon fait ainsi directement concurrence aux services de récupération en version dématérialisée des CD, déjà disponibles avec Google Play Music ou iTunes Match, par exemple.

En soi, AutoRip n’est pas extraordinaire : il s’agit juste d’extraire les données d’un CD puis de les convertir dans le format désiré. Cette manipulation n’est pas très difficile, une fois armé du logiciel d’extraction. Seulement AutoRip automatise le processus, qui est rétroactif et directement interfacé avec le compte cloud de l’internaute et évite ainsi cette tâche quelque peu rébarbative à l’utilisateur.

Le service AutoRip pour les films et séries TV est disponible depuis plusieurs mois aux USA mais il n’a toujours pas trouvé écho en France, malgré toute l’attente qu’il représente. Nous pouvons imaginer également une application de ce service au sein du monde de l’édition littéraire, mais cela reste pour le moment une possibilité encore loin d’être réalisée car les partenariats avec les éditeurs sont nettement moins nombreux qu’avec les acteurs de l’industrie musicale…

Si vous souhaitez découvrir ce service : http://www.amazon.com/b?ie=UTF8&node=5946775011

Publicités

Le format Blu-ray Pure Audio

Suite à l’article de Julie, j’ai pensé qu’il serait intéressant de publier un article centré sur ce nouveau format qu’est le Blu-ray Pure Audio avec plus d’explications techniques et les résultats d’un test !

Le 14 mai Universal lançait officiellement sa collection de Blu-ray audio. Sous le nom de Blu-ray Pure Audio, ce « nouveau » format mise sur la qualité audio pour convaincre les passionnés de musique. En 2012, Universal Music France avait tenté l’expérience avec un album de Mylène Farmer (70 000/ 80 000 exemplaires vendus.) puis avait réitéré l’expérience avec Zazie en mars et Carla Bruni en avril 2013 dont ils avaient vendus 20 000 exemplaires pour chacune de ces deux sorties (chiffres divulgués par Universal.). La société souhaite donner un vrai départ à ce nouveau format dit de Haute Qualité. Pour le moment ce format est réservé à la France mais devrait être rapidement vendu à travers le monde.
Le Blu-ray Pure Audio nous offre donc une meilleure qualité de son que le CD. Pour cela, Universal utilise les bandes studio master qui sont alors numérisées en 24 bits avec une fréquence d’échantillonnage de 96 kHz (contre 16 bits / 44,1 kHz pour le CD). Le résultat est alors pressé sur un disque Blu-ray en trois formats : PCM, DTS HD Master Audio et Dolby True HD pour être compatible avec un maximum de lecteurs. Le Blu-ray audio se veut donc fidèle au mixage d’origine et cela reste de la stéréo (2.0) dans la plupart des cas.
Ces Blu-ray audio ne contiennent aucun autre type de contenu : pas de vidéos, pas de photos. Pour assurer sa protection chaque Blu-ray Pure Audio possède un code afin de pouvoir récupérer des versions dématérialisées : une en MP3 et une en FLAC (Free LossLess Audio Codec).
Le prix de vente est assez élevé : 19.99€ surtout dans l’état actuel du marché de la musique où les ventes de supports physiques s’effondrent. Ce prix s’explique facilement par différents éléments : l’innovation technique et technologique, la faible diffusion de ces Blu-ray pour le moment, la taille très limitée du catalogue et les nouveaux procédés techniques à mettre en place. Pascal Nègre explique que le Blu-ray Pure Audio compte s’appuyer sur l’engouement audiophile du moment comme le montre le bilan 2012 de GfK (http://www.cnetfrance.fr/news/achats-2012-l-annee-de-la-raison-39786972.htm)et le sursaut du vinyle (19% d’augmentation des vente de vinyles entre 2011 et 2012). La maison de disque compte aussi sur un parc de lecteurs Blu-ray déjà installé. Contrairement à des technologies passées (le SACD par exemple), le Blu-ray Pure Audio ne nécessite pas d’investissement supplémentaire si l’on possède déjà un lecteur adapté : lecteurs Blu-ray de salon, box de fournisseurs d’accès Internet (Freebox notamment), console de jeu (Sony PS3) et lecteurs Blu-ray d’ordinateur sont compatibles avec ces Blu-ray audio. En 2012, le taux d’équipement en lecteur Blu-ray était de 32% en France et devrait atteindre les 50% en 2014. (source SEVN – Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique).
Les Blu-ray Pur Audio sont, jusqu’en septembre, vendus en exclusivité à la FNAC…

Je vous citerais pour conclure la conclusion du test du Blu-ray l’Histoire de Melody Nelson, par Serge Gainsbourg. Le seul Blu-ray Pure Audio de l’offre actuelle qui contienne un mixage en 5.1.
« La qualité de cet enregistrement de l’Histoire de Melody Nelson par Serge Gainsbourg nous a séduits, c’est indiscutable. Par rapport aux versions remastérisées des CD, la différence est nette, et en faveur du mixage d’origine. Le fait qu’Universal Music France permette le téléchargement de versions dématérialisées d’aussi bonne facture est un atout certain. Maintenant, plusieurs problèmes se posent sur le choix du support. D’abord, considérer la compatibilité avec n’importe quel lecteur Blu-ray comme une force est certes vrai, mais surtout très réducteur. Ce n’est que le premier maillon d’une chaîne, qui demandera beaucoup de soin (et pas mal d’argent) pour exploiter pleinement le potentiel des contenus audio proposés. Enceintes, amplificateur et câblage devront se montrer à la hauteur, points sur lesquels Universal Music France n’est pas très loquace. On ne parle même pas du fait que seulement un tiers des foyers français sont équipés en lecteur de Blu-ray (32 % pour être précis d’après le SEVN, Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique, et confirmé par GfK).

Ensuite, le Blu-ray Pure Audio déçoit sur certains aspects, peut-être plus importants qu’il n’y paraît. L’expérience utilisateur, en termes d’ergonomie, est pauvre. Du moins, sur l’oeuvre de Serge Gainsbourg prise en exemple. Pourtant avec seulement 9,2 Go d’occupés sur les 25 Go d’un Blu-ray simple couche, il y avait de la marge pour faire mieux. Au passage, cet espace vacant aurait pu être utilisé pour stocker les MP3 et FLAC proposés au téléchargement, et/ou pour compiler différents albums du même artiste à prix attractif. Par ailleurs, le packaging est une boîte de Blu-ray tout ce qu’il y a de plus quelconque. En termes d’image et de « sex-appeal », non seulement le Blu-ray Pure Audio ne tient pas la comparaison avec le vinyle, mais il risque en plus de se fondre dans la masse des films Blu-ray en rayon, brouillant la communication auprès du grand public.

Enfin, en l’état, le catalogue nous laisse sur notre faim. Certes, Universal Music France se trouve en phase d’expérimentation, et la sobriété reste généralement de mise au lancement d’un nouveau support. Cependant 36 albums, d’artistes pour la plupart plus de ce monde (Alain Bashung, Nina Simone, Serge Gainsbourg, Bob Marley, Jacques Brel, Miles Davis, Ella Fitzgerald, John Coltrane…), ça insuffle une fraîcheur toute relative dans le paysage musical actuel. Après les avoir découverts en vinyles, aimés en cassettes, adorés en CD, transportés en MP3, on peut maintenant les re-re-re-découvrir en Blu-ray Pure Audio ! Derrière cette pointe d’ironie de notre part, nous voulons souligner que cette incitation à l’achat répété d’œuvres déjà acquises est lassante. Même si les artistes cités sont des pointures. Face au catalogue de près de 2700 albums en qualité Studio Master chez Qobuz, à tarifs généralement moindres, comment appâter l’audiophile ? Le fantôme du SACD doit en hanter quelques-uns chez Universal Music… »

Pour lire intégralement le test du Blu-Ray Pure Audio :
http://www.clubic.com/audio-hifi/article-561176-1-blu-ray-pure-audio.html

Les tablettes numériques, l’avenir des partitions ?

Grâce aux appareils électroniques tels que les e-readers et les tablettes, nous ne sommes plus obligé d’acheter des livres et des magazines en version papier. Cette vérité s’étend aujourd’hui aux partitions de musique.
Les musiciens qui utilisent leurs Smartphones ou tablettes pour lire la musique n’est certainement pas un phénomène nouveau, mais le Philarmonique de Bruxelles a été, le 7 novembre 2012, le premier orchestre au monde à remplacer les partitions de musique en papier par la tablette Samsung Galaxy Note 10.1.Les 92 musiciens de l’orchestre ont joué le Boléro de Ravel et des extraits de Wagner en suivant les partitions sur des tablettes posées sur leurs pupitres. « La musique classique doit, elle aussi, s’adapter à son époque. Depuis des siècles, le fonctionnement d’un orchestre a très peu évolué: les musiciens utilisent des partitions manuscrites puis imprimées, ce qui rend long et complexe la préparation des concerts », explique l’administrateur de l’orchestre M. Broucke.
« Pour abandonner totalement le papier, il reste encore du travail à faire, notamment dans la numérisation du répertoire classique », ajoute-t-il.

Les craintes des musiciens étaient nombreuses mais d’après Gunther Broucke «Nous n’avons eu qu’une seule répétition avant. J’ai été frappé de voir avec quelle rapidité les musiciens commençaient à adopter ce nouveau mode de lecture, balayant pour certains les réticences qu’ils avaient pu avoir lors de la répétition.»
Les instrumentistes ont malgré tout du mal à se séparer de leurs partitions papier. «Pendant des années, elles furent, avec leurs instruments, leurs plus proches compagnons dans la vaste solitude que représente la scène.» admet Gunther Broucke. Du point de vue pratique, on peut toujours redouter une hyper-sensibilité de l’écran, risquant d’occasionner des tournes de pages inoppinées ; ou encore une fatigue des yeux consécutive à la luminosité de l’écran ou à la trop petite taille des notes. «C’est pour ça que nous discutons avec Samsung et NeoScope pour trouver les solutions les plus adaptées.» Un système de balayage sécurisé a été ajouté, ainsi qu’un mode silencieux spécifique au concert pour éviter les interférences avec d’éventuels micros. Grâce au logiciel NeoScore, enfin, les musiciens peuvent choisir de lire juste leur partie ou bien celle d’un autre groupe d’instuments, voire de tout l’orchestre si nécessaire.
Tout d’abord il existe un avantage indéniable économiquement : jouant plus de 100 concerts par an, le Brussels Philarmonic évalue à 25 000 euros les économies en papier qu’il pourrait réaliser.
La Galaxy Note 10.1, avec sa capacité de 16 Go de stockage, permet de stocker jusqu’à
1 000 partitions et d’utiliser de nombreuses applications. Toutes les partitions de l’orchestre vont ainsi tenir dans une tablette de 600 grammes seulement, que les musiciens emmèneront partout avec eux. .La technologie Smart Stay permet de maintenir l’affichage de l’écran actif aussi longtemps que les musiciens le regardent. Les musiciens tournent les pages de leur partition via un système de balayage sécurisé, pour ne pas se retrouver dix pages plus loin ou subir un zoom involontaire, le chef pourra contrôler les tournes de pages de tous les musiciens de l’orchestre ou les pages pourront se tourner toutes seules au rythme de la musique. Avec le logiciel NeoScore, les musiciens peuvent également choisir de lire leur propre partie tout seul, ou de lire avec un musicien d’un autre groupe d’instrument.
Le Brussels Philharmonic est donc un laboratoire. Sur la base des expériences des musiciens et du personnel, le matériel et le logiciel seront perfectionnés, jusqu’à être finalisés. Une vraie révolution que l’Orchestre de Bruxelles espère partager avec les orchestres du monde entier.
Existe également la possibilité de faire évoluer les méthodes de travail de ses musiciens. La tablette peut reconnaître la musique et gérer la tourne de page elle-même. Un musicien peut également annoter, surligner directement avec un stylet la partition, partager ses modifications avec les autres instrumentistes, personnaliser la mise en page.
«C’était un concert test, qui a satisfait tout le monde, les musiciens comme le public. Notre objectif est de passer au tout-numérique dans les prochaines années. Le Brussels Philharmonic est un ensemble en accord avec son époque et en perpétuelle réinvention. Tant dans ses projets artistiques que dans son fonctionnement. L’orchestre se veut pionnier à tous les niveaux. Et si notre cœur chérit le passé, notre regard se porte vers le futur. Ce futur est numérique. L’étape de la numérisation des partitions est la prochaine étape. Nous sommes convaincus que ce nouveau partenariat à long terme permettra un fonctionnement durable et plus efficace de notre orchestre ».a expliqué jeudi 8 novembre à l’AFP Gunther Broucke.
Vous pouvez découvrir la vidéo de présentation de cette incroyable expérience : http://www.youtube.com/watch?v=MDRIW85-An4

Google lance son service de streaming musical

« Ceci est la nouvelle génération du service de musique », vante Chris Yerga, directeur de la division Android.

Après son lancement aux Etats-Unis le 15 mai dernier, Google a annoncé lors de sa conférence Google I/O, le lancement dans d’autres pays de son service de musique en streaming « Google Play Music All Access« , concurrent direct de Spotify, Deezer et autres Pandora. Beaucoup pensaient que Google avait dans l’idée de racheter un acteur du secteur du streaming musical (pus particulièrement Spotify) mais l’entreprise a, apparemment, préféré créer son propre service grâce à toutes les atouts qu’elle possède: sa puissance technologique, ses nombreux contacts avec les ayants-droits de la musique grâce à Google Play et son site de vidéo YouTube.

L’offre présentée se compose d’un accès illimité à « plusieurs millions de titres » pour un abonnement mensuel de 9,99 dollars par mois disponible sur l’ensemble des plateformes (smartphone, tablette et web) sous le système d’exploitation Androïd. Il offrira un accès à l’équivalent d’une radio musicale en combinant le catalogue de musique de Google avec la collection personnelle de l’abonné (stockage en ligne jusqu’à 20 000 morceaux). En effet en plus d’accéder à sa bibliothèque l’utilisateur pourra accéder à des « millions de chansons », créer des playlists, profiter de la puissance de Google pour découvrir de nouveaux titres et artistes. Music All Access permet également se voir recommander des morceaux en fonction de ses écoutes, mais aussi des nouveautés, de nouvelles musiques comme le propose Spotify et Deezer.

Le modèle du streaming représenterait aujourd’hui environ 20% du marché de la musique numérique. Cela reste nettement moins populaire et moins intéressant financièrement que le téléchargement légal mais le streaming enregistre des croissances nettement plus fortes. En 2012, ce sont bien les services de streaming qui ont connu la meilleure croissance du marché de la musique en ligne : selon le rapport IFPI, ce marché à conquis l’an dernier plus de 20 millions d’abonnés payants dans le monde et une croissance de 44% par rapport à l’année précédente alors que téléchargement direct a engendré, lui, une croissance de 12%.

La concurrence est indéniable, après les sites de streaming comme Spotify, numéro un mondial, Pandora ou Deezer, d’autres acteurs sont en train de se lancer. Parmi eux, Twitter, Apple qui aurait déjà signé avec plusieurs maison de disques comme Universal Music pour le lancement de son iRadio ainsi que le célèbre site de vidéo de Google, Youtube.

Cependant la synergie des différents services proposés par Google représente un réel atout. Google Play et YouTube seront ainsi intégrés à la nouvelle plateforme Music All Access permettant de « récupérer » les utilisateurs des différentes plateformes. Selon une étude de Nielsen aux USA, 64% des jeunes américains écoutent de la musique sur Youtube…

Google Play Music All Acess pourrait participer à une meilleure répartition des revenus entre diffuseurs et producteurs/artistes. Google pourrait donc se démarquer d’Apple en offrant des royalties supérieures aux ayants-droits. Les revenus sur internet sont en effet particulièrement déséquilibrés en faveur des sites de diffusion comme l’exprime Sophian Fanen dans Libération « l’ultraconcentration de l’économie du téléchargement (iTunes), du streaming musical (Deezer et Spotify) ou vidéo (YouTube) a imposé des tarifs qui négligent la rémunération des œuvres au profit des propriétaires de la technologie.”

Les négociations portant sur les droits des nouvelles offres de streaming semblent aller vers une augmentation de la part de revenus reversée aux ayants-droits. Apple aurait lui-aussi négocié une augmentation des royalties pour son service iRadio, les revenus seraient de 12 centimes pour 100 morceaux écoutés en streaming (contre 6 centimes précédemment.)

http://trends.levif.be/economie/actualite/entreprises/le-spotify-made-by-google-bientot-devoile/article-4000303150576.htm

Affaire à suivre…

La musique numérique d’occasion

La revente de fichiers numériques par ReDigi interdite aux Etats-Unis, un projet réalisable pour apple ?
Le 30 Mars la décision d’un tribunal américain rendait la revente de fichiers numériques illégale suite à l’affaire opposant le site de vente de MP3 d’occasion ReDigi au label Capitol, propriété d’Universal Music.
La société ReDigi offrait la possibilité de revendre les fichiers MP3 achetés légalement en ligne seulement lorsqu’un consommateur achète un fichier numérique, il achète une licence d’utilisation de celle-ci et non l’œuvre en elle-même. La vente d’occasion de fichiers numériques est donc considérée comme de la reproduction illégale. La licence d’utilisation permet  donc d’écouter ou de lire les biens digitaux dont l’utilisateur dispose. On appelle cela une licence accordée par les ayants-droits. « On achète un droit d’utilisation, une licence, c’est comme une location », prévient Laure Marino, professeur de droit de l’économie numérique à l’université de Strasbourg.
Le site ReDigi assure vérifier l’authenticité de l’origine des fichiers d’occasion et prétend vouloir reverser un pourcentage aux artistes plus importants que celui proposé par les sites comme Deezer et Spotify.
Dans les faits, les livres électroniques, les morceaux de musique au format MP3 et les vidéos achetés sur iTunes ou Amazon.com sont considérés dans les faits comme de la location. Cela signifie qu’ils ne peuvent être revendus une fois lus, écoutés ou vus. Amazon a cependant obtenu cette année un brevet qui permet à ses clients de revendre ou transférer en ligne leurs achats numériques. Ce brevet attribué en janvier prévoit qu’un utilisateur qui a acquis un contenu numérique et ne souhaite plus le conserver puisse en céder les droits d’accès, soit virtuellement le revendre sur le marché de l’occasion. Apple a également déposé son brevet pour le procédé technique permettant de céder de la musique ou des livres numériques tout en s’assurant que le vendeur n’en conserve pas d’exemplaire. Du point de vue du consommateur, il s’agit d’un bien comme un autre qui devrait pouvoir être revendu, mais les ayants-droits sont opposés à la création d’un tel marché. En effet dans le monde physique les objets se détériorent avec le temps, ce qui n’est pas le cas des fichiers numérique. Le marché de l’occasion pourrait donc pénaliser grandement le marché du neuf.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/22/vendre-des-objets-numeriques-d-occasion-un-business-model-en-construction_3163890_3234.html

 

Il est dit dans le jugement rendu qu’ « Il est impossible que le même ‘produit matériel’ soit transféré par Internet », « Comme les droits de reproduction s’appliquent quand une œuvre est reproduite dans un nouvel objet matériel, et comme les chargements de musique numérique doivent être reproduits dans un nouvel objet matériel après leur transfert par internet, la cour estime donc que le chargement de musique numérique sur un nouveau disque dur est une reproduction telle que déterminée par la loi sur ldroit d’auteur« .

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/04/02/la-justice-americaine-statue-contre-la-revente-de-musique-d-occasion-en-numerique_3151661_651865.html

Il serait envisageable de limiter le nombre de revente des fichiers et/ou de les vieillir artificiellement pour qu’après une certaine durée de vie ils ne soient plus utilisables.
La société, en pleine ascension, projetait de lancer prochainement son service en Europe et étendre son activité de revente de fichiers d’occasion au marché de l’eBook, du jeu vidéo et du logiciel. Le projet, légitime sur le fond, sera plus compliqué à réaliser sur la forme. Si la législation en Europe accorde la possibilité de revendre des logiciels d’occasion, la musique, elle, n’est pas soumise à la même législation. ReDigi va devoir affronter toutes les difficultés d’une offre commerciale naissante, en se conformant à la législation des différents pays  amenant peut être à une décision qui pourrait faire jurisprudence. La création de Redigi représente un réel bouleversement du business model de la musique numérique et de son encadrement juridique…

http://www.franceinfo.fr/high-tech/nouveau-monde/pas-possible-de-revendre-sa-musique-numerique-938567-2013-04-03